Dieppe
« Elle a bon mast et ancre et quille ! »
De l’antique port de pêche à l’anse de navigateurs, du port de commerce à la station balnéaire, Dieppe ne s’est jamais détournée de la mer. Une identité solidement amarrée, illustrée par sa devise « Elle a bon mast et ancre et quille ! ».
Dieppe depuis le château par un petit matin d’hiver. (© Stéphane William Gondoin)
Le port de Dieppe est mentionné pour la première fois en 1030, dans un acte du duc Robert le Libéral en faveur de l’abbaye de la Trinité du Mont, à Rouen. Parmi les biens concédés figurent une pêcherie, des salines et « cinq maisons redevables chaque année de 5 000 harengs ». Ce nom de Dieppe semble dériver du norrois djùpr, signifiant « profond ». Il s’agit sans doute longtemps d’un hameau éphémère de pêcheurs saisonniers. Peu à peu cependant, les ducs de Normandie y accordent des tenures et accélèrent son peuplement. Le port a rang ducal durant tout le XIIe siècle, jusqu’à ce que Richard Cœur de Lion décide de le céder en 1197 à l’archevêque de Rouen en échange des Andelys, où il envisage de bâtir Château-Gaillard. Le marché s’avère rentable : les prélats y gagnent une source confortable de revenus grâce aux ts de pêche.
Une ville entre deux feux
Réunie comme le reste de la Normandie au royaume de France en 1204, Dieppe est d’abord l’une des villes qui résiste le plus longtemps à l’emprise de Philippe Auguste. Le trafic commercial avec l’Angleterre a en effet enrichi des habitants qui voient d’un mauvais œil la perspective de perdre une partie de leurs ressources.
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