Patrimoine Normand

La Fosse Arthour

Lieu de légendes et site touristique

Au cœur des reliefs sauvages du Passais, la Fosse Arthour mêle paysages grandioses, chaos rocheux et récits légendaires. Entre torrents, forêt profonde et falaises de grès armoricain, ce site emblématique des confins de l’Orne et de la Manche perpétue depuis des siècles le souvenir mythique du roi Arthur et de la reine Guenièvre.

La Fosse-Arthour, les roches.

La Fosse-Arthour, les roches. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 18 mai 2026 à 15:25 Par
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À sept kilomètres à l’ouest de Domfront, en direction de Mortain, à la sortie du village de Rouellé, une petite route sur la droite mène au site de la « Fosse Arthour ». On peut y aller également par le sud de Lonlay-L’Abbaye. Ce lieu légendaire et mystérieux se situe dans le lit torrentueux de la Sonce, au pied d’une ligne de contreforts de grés armoricains qui se prolonge jusqu’à Mortain, aux confins de l’Orne et de la Manche, enfoui dans la forêt. La rivière, écumant sur les rochers qui encombrent son lit, se fraye un parcours dans le bois. Le chemin qui la borde mène au gouffre où selon la légende, le roi Arthur et la reine Guenièvre furent engloutis. De l’autre côté, d’impressionnants escarpements rocheux forment un décor grandiose et font la joie des passionnés d’escalade, tandis que des sentiers se faufilent dans les bois au pied des éboulis. La présence de l’eau tumultueuse, du chaos de rochers tout proches, de la forêt : voici réunis les trois éléments qui ont suscité l’imaginaire des populations anciennes.

La Normandie armoricaine, de souche celte est un pays de légendes : les fées, le diable, les géants ont toujours hanté les sources et les nombreux mégalithes de la région. Les Normands du Passais ont revendiqué le passage du fameux roi Arthur sur ces terres. Rien d’étonnant puisqu’au VIe siè­cle, situées près de la marche de Gaule, elles étaient sous le contrôle des Bretons. Arthur ou Artus, roi historique et légendaire, était le chef des Bretons du Pays de Galles qui, à la fin du Ve siècle et au début du VIe anima la résistance des Celtes à la conquête anglo-saxonne. Il est le personnage central d’un ensemble de poèmes en vers et de romans en prose qui composent le « cycle arthurien ». Il est difficile de savoir comment s’est constitué le fond de cette légende. Il est mentionné dès l’Historia Britannica de Nennius en 976.

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