Le roi Arthur et la Normandie
Aux sources d’un mythe
Aux yeux du grand public, le roi Arthur apparaît souvent comme un personnage historique authentique, un souverain qui accomplit en des temps très reculés maints exploits en tenant une cour magnifique. Les hauts faits de ce souverain et ses compagnons sont rattachés à ce que l’on appelle la « matière de Bretagne » depuis le XIIe siècle, c’est-à-dire à un ensemble de récits qui se serait exclusivement développé et répandu dans le monde celte, Petite et Grande-Bretagne notamment.
Le roi Arthur. (© Patrimoine Normand)
Tout cela est en fait doublement contestable : d’abord parce que le « roi Arthur » n’a probablement jamais existé, du moins tel que l’on se l’imagine ; ensuite parce que bien d’autres peuples jouèrent un rôle dans l’élaboration et la diffusion de ce que l’on nomme de manière générique le « mythe arthurien », au premier rang desquels figurent… les Normands ! Suprême honneur, il existe plusieurs indices du passage – légendaire – du « roi Arthur » sur notre sol. On raconte même que, lassé par les affaires de ce monde, il se serait retiré en nos contrées pour y terminer paisiblement ses jours. Chut ! C’est un secret…
Aux sources de la légende
Posons d’abord les bases de toute l’affaire en remontant à ses racines, au Ve siècle de l’ère chrétienne très précisément. Diex tenebrosa sicut nox (Des jours sombres comme la nuit), ainsi que l’affirment de manière bien sibylline les annales dites « cambriennes » (du Pays de Galles), compilées vers le milieu du Xe siècle. L’Europe de l’Ouest s’enfonce pour longtemps dans une période confuse, sur laquelle les informations, sources écrites fiables ou trouvailles archéologiques, manquent cruellement.
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