Patrimoine Normand

Lyons-la-Forêt et le Pays de Lyons

Vastes forêts, étendues de cultures, petites vallées encaissées, le relief du Pays de Lyons cache les villages et leurs richesses. Un petit périple autour de Lyons, aux frontières du Pays de Bray et du Vexin, nous permettra d’en approcher les multiples aspects.

Photo de la place des halles de Lyons, ou place Benserade (du nom du poète qui serait né dans l’une des maisons contiguës à la place, en 1612). Les halles étaient déjà implantées en ce lieu au Moyen Âge, au pied du château. Elles furent restaurées au XVIIIe siècle. Au premier plan, une fontaine, qui aurait servi dans le tournage du film Madame Bovary. La place est bordée de maisons à pans de bois ou à façades de briques, dont certaines remontent au Moyen Âge, comme le Vieux Logis (XVe siècle).

Place des halles de Lyons, ou place Benserade (du nom du poète qui serait né dans l’une des maisons contiguës à la place, en 1612). Les halles étaient déjà implantées en ce lieu au Moyen Âge, au pied du château. Elles furent restaurées au XVIIIe siècle. Au premier plan, une fontaine, qui aurait servi dans le tournage du film Madame Bovary. La place est bordée de maisons à pans de bois ou à façades de briques, dont certaines remontent au Moyen Âge, comme le Vieux Logis (XVe siècle). (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand.)

Mis à jour le 21 mai 2026 à 13:19 Par
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Lyons-la-Forêt

Blottie dans la vallée de la Lieure, Lyons-la-Forêt est accessible en suivant la rivière, ou bien en descendant les collines environnantes. Bel écrin de forêt pour cette petite ville où se mêle la terre, mais surtout le bois et la brique. La Lieure circule paresseusement au pied des maisons, dans le fond de la vallée pour profiter au maximum de la forêt qu’elle traverse de part en part, et pour bien rappeler à la ville qu’elle lui donna son nom (Lieure et Lyons ont la même origine, Lic/Lig, ce qui donna Ligoris pour la rivière et Licontium ou Ligontium pour la ville aux périodes antiques). L’homme apprécie cette région depuis de nombreux siècles. Elle est en effet occupée de manière stable depuis les Gallo-Romains, et constitue même une des principales aires de production de poterie domestique, et deux voies se croisent au lieu même où est de nos jours implantée l’église Saint-Denis (l’une vient de Rouen et aboutit à Beauvais).

Il est vraisemblable qu’un premier village ait été mis en place autour de ce carrefour routier, village qui aurait perduré bien au-delà de l’Antiquité comme le laisse envisager l’église, bien à l’écart du village de Lyons.
Le déplacement du centre se serait effectué au début du Moyen Âge, voire plus tard, lorsqu’Henri Ier Beauclerc construit, sur une proéminence augmentée d’une motte, le château de Lyons. Le château devait être entouré d’une palissade ou d’un rempart, autour duquel furent implantées les maisons après sa désaffection, principalement pendant la guerre de Cent Ans. Du château, il ne reste que quelques traces insignifiantes, pans de murs, forme générale. La ville était par ailleurs protégée par un mur plus vaste, incluant la place des halles et les maisons en vis-à-vis de la couronne ceignant le château. Un petit détour par les jardins permet d’ailleurs d’apercevoir les restes de l’enceinte et les fossés, occupés actuellement par ces mêmes jardins. L’enceinte est également visible de la vallée de la Lieure, puisque le bâtiment ayant accueilli les Bénédictines au XVIIIe siècle est implanté sur cette enceinte et que des restes imposants sont encore en place.

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