L’héroïque résistance des chevaliers du Mont Saint-Michel
1423-1434
Forteresse imprenable dressée entre ciel et mer, le Mont Saint-Michel fut, durant la guerre de Cent Ans, le dernier bastion normand à résister à l’envahisseur anglais. Derrière ses remparts élevés par les moines et les chevaliers, la foi, le courage et l’ingéniosité d’une poignée d’hommes firent triompher l’Archange. De cette épopée naquit une légende : celle d’un sanctuaire inviolé, symbole d’espérance et de résistance pour tout un royaume.
Le Mont Saint-Michel. Les Très riches heures du duc de Berry. XIVe siècle. La muraille basse n’est pas encore construite. L’église abbatiale possède encore son chœur roman. (Les Très Riches Heures du duc de Berry, manuscrit conservé au musée Condé à Chantilly, sous la cote Ms. 65. Voir miniature Le Mont Saint-Michel dans La Fête de l’Archange, f.195 – DR).
Nous avons tout d’abord devant nous l’enceinte presqu’intacte du Mont, dans son état général de la fin du XVe siècle. Cent ans plus tôt, vers 1390, elle n’existait pas encore. C’est ce que nous montre la miniature des Très Riches Heures du Duc de Berry représentant le Mont et qui date de cette époque. Il y a alors une suite de grands murs de pierre sur lesquels s’appuient les maisons dont les pignons dépassent en encorbellement. Mais nous somme en pleine Guerre de Cent Ans et le Mont Saint-Michel est un enjeu important.
La plus grande partie de la Normandie est aux mains des Anglais. À cette époque, l’abbé est Robert Jolivet. En 1417, il commence à édifier « les murs et quelques tours qui ferment la ville… au lieu des palis de bois qui estoient auparavant pour servir d’enceinte de la ville » (Dom Le Roy). Il lance cette enceinte à partir d’éléments existants déjà vers le haut du mont, notamment la tour du Nord. Rappelons aussi que l’abbaye avait été renforcée avec la construction de son puissant châtelet en 1393. Dom Le Roy précise que ces remparts et tours furent dressés « par l’ordre et fraicts de l’abbé et des moynes ».
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°4 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
