PATRIMOINE NORMAND

Forges-les-Eaux

D’eau, d’argile et de fer…

Forges-les-Eaux, joli bourg niché au creux de bois percés de promenades, a su conquérir le cœur des rois et des reines. Comme le rappelle sa devise, Ferro et aqua (fer et eau), cette commune du pays de Bray doit ce destin hors du commun à la richesse de son patrimoine naturel.

La Fontaine des trois sources, œuvre splendide du sculpteur normand Jean-Marc de Pas, réalisée en bronze en 1999 Forges-les-Eaux. La Fontaine des trois sources, par Jean-Marc de Pas. (© Stéphane William Gondoin)

La Fontaine des trois sources, œuvre splendide du sculpteur normand Jean-Marc de Pas, réalisée en bronze en 1999 Forges-les-Eaux. La Fontaine des trois sources, par Jean-Marc de Pas. (© Stéphane William Gondoin)

Mis à jour le 22 novembre 2025 à 22:10 Par
Partager :

Des forges aux faïenceries

Ce sont les Gallo-Romains qui, les premiers, tirent parti des atouts naturels de Forges, exploitant le minerai de fer présent en abondance, ainsi que les bois environnants pour produire du charbon. Des scories de fer témoignant de cette ancienne activité, joncheront longtemps le sol du pays. Au XVe siècle, les fonderies emploient de nombreuses personnes des alentours, comme le prouvent des mentions pour le paiement des journées des ouvriers férons relevées dans les comptes du fief de Bray. Sous l’Ancien Régime, des droits conséquents sont prélevés sur les forges et reversés au roi, les artisans pouvant en échange prélever dans la forêt le bois dont ils ont besoin.

Le fer n’est pas la seule richesse de Forges. Au XIXe siècle, la « boutonnière de Bray » fascine les savants amateurs, qui viennent là étudier les multiples couches du terrain : argiles fines et bleues, sables ferrugineux, argiles bigarrées grossières… Ces curiosités géologiques consacrent le pays de Bray comme un lieu d’élection pour les potiers et tous les métiers utilisant la terre cuite. Dès l’Antiquité, on confectionne ici des tuiles, des briques, des poteries… À compter du milieu du XVIIIe siècle, cette abondance attire des faïenciers étrangers, à l’instar du sujet de « Sa Gracieuse Majesté » George Wood, qui implante à Forges une manufacture en 1797.

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°106 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS