L’abbaye Notre-Dame de Bernay
Un sanctuaire au cœur de la ville
Si certaines abbayes réservent à leurs moines une vie totalement à l’écart du monde, Notre-Dame de Bernay est, quant à elle, indissociable de la ville qu’elle a contribué à développer, et qui s’enorgueillit aujourd’hui de son histoire millénaire. De la fondation prestigieuse, peu après l’an mille, au pôle culturel et patrimonial d’une Ville d’Art et d’Histoire qui lui accorde une importance majeure, retour sur le destin mouvementé d’une communauté monastique qui a écrit, pour toujours, son histoire dans la pierre.
Judith de Bretagne est à l’origine de la fondation de l’abbaye et de la construction de son abbatiale. (© Stéphane William Gondoin)
Judith, ou la fondation de l’abbaye
Tout avait bien commencé pour l’abbaye bénédictine, fondée, comme tant d’autres monastères de la région, au temps des ducs de Normandie, toujours soucieux de marquer de leur empreinte leur vaste territoire, tout en assurant le salut de leur âme. C’est à Judith de Bretagne que les Bernayens doivent la fondation de leur abbaye. L’Histoire a presque oublié cette jeune femme, seulement décrite dans un texte de Guillaume de Jumièges, vers 1070. Encore, notre témoin reste-t-il très vague : pour lui, la duchesse est « parfaitement belle de corps et d’esprit », une affirmation où il est difficile de distinguer la part de réalité et de stéréotype.
Née vers 982, Judith est la fille du duc de Bretagne Conan Ier et l’épouse de Richard II, duc de Normandie, ce qui fait d’elle la grand-mère de Guillaume le Conquérant. Elle reçoit, lors de son mariage célébré au Mont-Saint-Michel, les terres du Lieuvin (Bernay et ses environs) en douaire de son époux.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°108 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
