Lawrence d’Arabie… en Normandie !
On sait que Thomas Edward Lawrence gagna le surnom de Lawrence d’Arabie pour avoir été l’étrange et charismatique leader de la révolte arabe au Moyen-Orient pendant la Première Guerre mondiale. On sait moins qu’il passa sa jeunesse à étudier l’architecture des monuments médiévaux de Normandie.
Château-Gaillard fut la forteresse médiévale qui impressionna le plus Lawrence, et influença en partie son destin héroïque. (© Stéphane William Gondoin / Guillaume Néel)
Peu de personnages historiques ont soulevé autant d’interrogations que T.E. Lawrence, et aujourd’hui encore, bien des aspects de son esprit complexe demeurent enveloppés de mystère. On ne le voit parfois que comme un stratège militaire d’exception excellant dans la guérilla, alors qu’il était, fondamentalement, un intellectuel brillant féru d’archéologie et de littérature classique, un écrivain talentueux, un rêveur éveillé qui, comme il le dit lui-même, a donné vie à ses songes.
À la fois renfermé sur lui-même et exhibitionniste, se détestant jusqu’au masochisme en faisant subir à son corps les pires épreuves de résistance et pourtant flatté d’une renommée qui le dépassait, espion parfois retors et poète inspiré, écartelé entre deux cultures, haïssant l’autorité mais cependant fasciné par elle, Lawrence était l’un de ces héros romantiques bourrés de contradictions déconcertantes que seule la civilisation britannique a su faire éclore au temps de l’Empire.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°109 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
