Patrimoine Normand

Le cap d’Antifer et les graffiti marins du Tilleul

Point stratégique de la côte d’Albâtre, le cap d’Antifer a longtemps servi de poste d’observation et de défense face aux menaces venues de la mer. Au Tilleul, les nombreux graffiti de bateaux gravés sur les murs de l’ancienne ferme seigneuriale de la Sauvagère témoignent de cette histoire maritime et militaire, des échanges transmanche de l’Antiquité aux défenses côtières des XVIIIe et XXe siècles.

Photo de la plage d'Antifer – Le Tilleul.

Plage d’Antifer – Le Tilleul. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 22 mai 2026 à 10:42 Par
Partager :

La commune du Tilleul, en Seine-Maritime, se situe à 3 km au sud d’Étretat et à une vingtaine de kilomètres au nord du Havre, au niveau du Cap d’Antifer. Ce dernier correspond à un point d’inflexion de la côte de la Manche, orientée grossièrement nord-sud vers Le Havre et est-ouest en direction de Fécamp-Dieppe… Il s’agit donc d’un point stratégique important, permettant de surveiller un double secteur maritime ; dans cette zone, le mur vertical d’une centaine de mètres de hauteur que constitue la falaise crayeuse se trouve entaillé par trois valleuses : celles d’Étretat, du Tilleul et de Saint-Jouin-Bruneval permettant une liaison aisée entre la mer et la terre.

Cette configuration rend particulièrement sensibles les problèmes de défense de la côte. Ceux-ci n’ont donc pas manqué d’être pris en compte depuis les temps anciens jusqu’à nos jours ; les graffiti de bateaux du Tilleul, où figurent de nombreux bâtiments de guerre, gravés par des soldats, s’inscrivent directement dans ce contexte.

Trois-mâts, à batterie double de 18 canons chacune ; vaisseau de 2e rang.

Trois-mâts, à batterie double de 18 canons chacune ; vaisseau de 2e rang. (Photo Alain Havard © Muséum d’Histoire Naturelle du Havre)

Dès les temps préhistoriques, en particulier au Néolithique période qui s’étend dans nos contrées de 5000 à 1800 avant J.-C. et qui voit l’homme deve­nir agriculteur et sédentaire , des habitats se concentrent tout au long de la côte depuis Le Havre jusqu’à Dieppe. Sans doute, dès cette époque, et encore plus ensuite à l’Âge du Bronze, a existé un trafic maritime fondé à la fois sur le cabotage et des relations transmanche. De nombreux objets de cette dernière époque jalonnent en effet la côte.

Il vous reste 88 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°27 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS