Un nouveau cap pour le Charles-Marie
Vendu pour un franc symbolique à l’association « Le Ponton » en 1998, le Charles-Marie, ancien chalutier de Granville, entame une nouvelle aventure. En cours de transformation en vieux gréement de croisière, ce bateau traditionnel renaît peu à peu grâce au travail passionné de ses restaurateurs.
Le Charles-Marie dans le havre, à marée basse. (Photo Isabelle Audinet © Patrimoine Normand)
L’aventure débute en juin 1998, lorsque le « Charles-Marie », chalutier classique de Granville, est vendu pour 1 franc symbolique à l’association « le Ponton ». Présidée par Pierre Lehuby et Jean-Manuel Leclerc, cette association a pour objet la sauvegarde et la réhabilitation du patrimoine maritime. Fondée en 1996, elle organise en juillet 1997 le premier rassemblement de vieux gréements à l’échouage, à la Pointe d’Agon. Le sauvetage du Charles-Marie constitue sa dernière croisade. Pas question de restaurer cet ancien chalutier désarmé en mai 1997 et mis hors quota, mais bien de le réhabiliter, c’est-à-dire d’en faire un navire de croisière. Les travaux ont commencé en septembre 1998 et doivent normalement s’achever en octobre 1999, et les premières croisières intervenir en avril 2000. Nous allons donc, à partir de ce numéro, suivre la progression du chantier.
Le bateau
Le Charles-Marie est, à l’origine, un chalutier classique construit en 1968 au chantier Servain de Granville. Totalement en bois, sa forme pointue à l’arrière (dite norvégienne) faisait que les chaluts étaient levés sur les côtés. Remplacé par le Charles-Marie II, chalutier à arrière plat plus performant, le Charles-Marie désarmé risquait de pourrir, mis à l’écart, malgré son excellent état. Le Charles-Marie va heureusement échapper à ce sort, pour la plus grande joie de son dernier propriétaire avant désarmement. L’association « le Ponton » va en effet transformer ce chalutier en vieux gréement de type « Dundee » et ce en raison de la forme et de la solidité de la coque.
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