Granville
La Monaco du Nord
La Restauration monarchique ouvre une ère d’essor économique grâce à une bourgeoisie florissante qui a pris les rênes à la Révolution et prospéré sous l’Empire. Avec cette fois la paix en plus. Des circonstances dont Granville saura tirer parti.
Granville, la Monaco du Nord. (Photo Benoit Croisy – Ville de Granville)
Sa création d’une Chambre de Commerce et d’Industrie en 1815 entraîne d’importants travaux qui vont progressivement transformer la physionomie du port pendant quarante ans. Le môle est relié à la terre en 1823, le phare du Roc est élevé en 1827. On inaugure en 1856 le bassin à flot et l’écluse. Le Second Empire achève ce que la Restauration et la Deuxième République avaient commencé. Dans un accès de chauvinisme lyrique, l’avocat Victor Chesnais, propriétaire de l’hebdomadaire Le Granvillais, crée La Granvillaise, hymne à la cité sur fond de résistance aux Vendéens, dans un style qui sera celui du chantre breton Théodore Botrel.
Parallèlement, toute la côte cède à la mode nouvelle des bains de mer, dont l’arrivée coïncide avec le déclin de la pêche hauturière. Accueillir les touristes, les loger, nourrir et distraire s’avère tout aussi lucratif et beaucoup plus paisible que la traque de la morue à Terre-Neuve, dont l’activité connaît une baisse inéluctable.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°104 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
