Le C.H.E.N.E.
Centre d’Hébergement et d’Etude sur la Nature et l’Environnement
Depuis vingt ans, le C.H.E.N.E. recueille et soigne les animaux sauvages en détresse. Lors de la catastrophe de l’Erika, le centre normand s’est retrouvé en première ligne face à l’arrivée massive d’oiseaux mazoutés, mobilisant salariés et bénévoles dans une véritable course contre la montre.
Après plusieurs semaines de soins, les oiseaux mazoutés retrouvent enfin la mer. (Photo Éric Bruneval © Patrimoine Normand).
Cette association de loi 1901 pour la protection de la nature va fêter ses vingt ans cette année. Créée par Jean-Pierre Jacques, elle fut et est toujours à la pointe en matière de protection et de valorisation. Elle est en effet affiliée à l’U.N.C.S. (Union Nationale des Centres de Sauvegarde), fondée après elle, et ses dirigeants sont à l’origine d’une machine et protocole de soins pour oiseaux mazoutés utilisés dans les autres centres. Huit salariés (dont le directeur), animent et organisent la vie quotidienne du C.H.E.N.E., formé de deux pôles : le Musée de la Nature qui reçoit le public, et le centre d’accueil qui est interdit au public.
En temps normal, l’activité du centre consiste à recueillir les animaux en détresse que leur amènent les particuliers et à leur dispenser des soins, sous les ordres du vétérinaire, afin de pouvoir les relâcher dès leur guérison. Quant au musée, il permet de faire de la prévention et d’informer, car l’on respecte mieux lorsqu’on connaît, non seulement par les vitrines, mais aussi par des sorties sur le terrain (mer, mares, forêt…), visites guidées et commentées pour des groupes, principalement des scolaires (6 000 à 7 000 par an). Pionnier en la matière, nombre des activités du C.H.E.N.E. ont été reprises par d’autres centres de la nature. Il fait œuvre aussi de conservation par la création d’une banque de greffons d’arbres en voie de disparition. Citons par ailleurs à son actif son intervention au sein des nombreuses commissions, son indépendance et ses arguments lui permettant, certes à titre consultatif, de tenir un rôle de conseiller et de surveillant (POS, travaux publics, certificat d’aptitude…).
Réception et gavage des oiseaux mazoutés dans l’annexe temporaire du C.H.E.N.E. à Yvetot. (Photo Éric Bruneval © Patrimoine Normand)
Et hors de l’ordinaire ?
En cas d’interventions plus complexes, dues aux pollutions, nécessitant la mobilisation d’effectifs en nombre, l’activité ordinaire ne s’arrête pas pour autant. Les récents événements du mois de décembre 1999, avec le naufrage de l’Erika ne contredisent pas cet état de fait, car bien qu’ayant des animaux en garde, les divers centres de l’U.N.C.S., dont le C.H.E.N.E., ont dû suppléer aux centres bretons débordés. Intervenu en effet en pleine période de villégiature pour les oiseaux migrateurs, le naufrage a touché un nombre très important d’individus appartenant à de nombreuses espèces.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°32 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.