L’héraldiste à la clef d’or
Nées en Occident à l’époque des tournois du XIe siècle, les armoiries apparaissent d’abord comme des signes individuels avant de devenir héréditaires puis de se diffuser, dès le XIIIe siècle, à l’ensemble de la société : familles nobles, ecclésiastiques, villes, communautés religieuses ou corps de métiers. Soumises à des règles précises établies par les hérauts d’armes, elles traversent les siècles et se retrouvent sur monuments, objets d’art, manuscrits ou tombeaux. À travers l’étude de ces symboles, l’héraldiste détient une véritable « clef d’or » permettant de retrouver l’identité des commanditaires, de dater les œuvres et de mieux comprendre l’histoire des hommes et des familles qui ont façonné notre patrimoine.
Verseuse en métal plaqué d’argent. (© Henri Métais)
L’apparition des armoiries en Occident remonte à l’époque des tournois vers le XIe siècle. D’abord individuelles, elles deviennent héréditaires puis au XIIIe siècle leur emploi s’étend aux femmes, aux ecclésiastiques, aux villageois, aux villes, aux corps de métiers, aux communautés religieuses, etc. Dès cette date, elles sont soumises à des règles toujours valables et pratiquement inchangées depuis qu’elles ont été formulées et consignées par les hérauts d’arme.
A la fois marques de possession et d’ornements décoratifs, elles ont pris place du XIe au XXe siècle sur des objets usuels ou d’art, monuments, tombeaux, livres, documents historiques ou autres…
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