PATRIMOINE NORMAND

La vallée de Bresle

Sur la route du verre

C’est probablement à l’époque gallo-romaine qu’apparaît la fabrication du verre, dans la vallée de la Bresle. Il est incontestable que cette région offrait aux Maîtres de verreries, tous les éléments indispensables à leur implantation, en tant que matières premières, matériaux pour la construction des fours et l’élévation de leurs industries.

Au premier plan : pièces réalisées par M. Hervé Quénu ; en arrière plan : vue générale de la 1ère salle du Musée de la Verrerie de Blangy-sur-Bresle. (© Photos Raymond Devaux)

Au premier plan : pièces réalisées par M. Hervé Quénu ; en arrière plan : vue générale de la 1ère salle du musée de la Verrerie de Blangy-sur-Bresle. (© Photos Raymond Devaux)

Mis à jour le 25 mars 2026 à 18:34 Par
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Ils bénéficiaient des facilités que leur accordaient les Comtes d’Eu pour s’implanter : les bois pour bâtir les verreries et chauffer les fours à fondre le verre, le sable extrait sur place, élément de base de la composition du verre, 70% environ, qui de nos jours provient de Milly-la-Forêt (Essonne). La coupe des fougères, que l’on ne pouvait opérer qu’en juin, donnait après incinération le carbonate de sodium et la potasse, un fondant qui abaissait le niveau de fusion du verre ; les coteaux crayeux fournissaient la chaux, un autre élément indispensable à la composition. On trouvait dans les régions de Forges-les-Eaux, Gournay-en-Bray, Saint-Samson-la-Poterie, la glaise (terre réfractaire) pour la conception des creusets ou pots, et la fabrication d’une multitude de pièces qui, assemblées entre elles, permettaient la construction d’un four.

D’après les écrits, l’implantation de la première verrerie date du début du XVe siècle, elle fut érigée à Saint-Martin-au-Bosc, dans le canton de Blangy-sur-Bresle. À cette époque, elles étaient édifiées en Forêt d’Eu. Leur installation était sommaire et les fours itinérants. Elles ne produisaient que le temps d’une réveillée (8 à 9 mois), et après cette période, on réparait le four, ou simplement on reconstruisait la verrerie en un autre lieu, puisque l’on avait épuisé les matières nécessaires à son bon fonctionnement.

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