L’art de la rocaille
et les maçons-cimentiers italiens en Normandie
Souvent méprisé de nos jours, l’art de la rocaille est pourtant couramment présent dans nos rues et nos jardins. Ces rocailles ont malheureusement subi les affres du temps, l’abandon et les destructions « sauvages ». Cet art puise ses sources dans l’architecture rustique du jardin, importante à la Renaissance, et fut importé en Normandie notamment par des immigrants Italiens venus au début du XXe siècle. Quand l’art rejoint l’histoire sociale et économique d’une région.
Pont du jardin des plantes de Caen. Cimentier : Ilo Gobito. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
L’architecture rustique a joué un rôle majeur dans l’art du jardin depuis la Renaissance, inspiré du trompe-l’œil antique. Grottes, rochers artificiels, compositions décoratives rustiques à base de concrétions, coquillages… vont ainsi être créés dans les jardins de châteaux.
Au XVIIe siècle, la nouvelle conception de la nature va obliger le spécialiste de l’architecture rustique à se rapprocher de plus en plus de celle-ci dans son imitation. Versailles est ainsi doté de plusieurs grottes, Grotte de Thétis, Grotte de la Salle de Bal, Grotte des Bains d’Apollon.
Escalier de Granville. (Photo Annie Delpech © Patrimoine Normand)
Le XIXe siècle apporte un renouveau de l’art de la rocaille. L’intérêt se porte alors sur le jardin de rochers, inspiré par le désir de tourisme de paysage et surtout du paysage de montagne. Les rocailleurs sont alors amenés à imiter la flore et les rochers. Cette mode est lancée vers 1835, à partir des jardins publics, sous Napoléon III, le premier grand chantier ayant servi de prototype étant les Buttes Chaumont, et par les expositions universelles.
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