La restauration de la céramique et de la faïence
La restauration des faïences et des céramiques demande patience, précision et parfaite connaissance des matériaux. À travers son expérience commencée dans les années 1950, l’auteur explique les différentes étapes de ce travail minutieux, entre réparation invisible, respect de l’œuvre originale et passion du métier d’art.
À gauche : Faïence de Rouen, seconde moitié du XVIIe siècle, décor à la guivre. La pièce avant restauration. À droite : la pièce restaurée. (Photos Lucien Blanc-Dumont © Patrimoine Normand)
Jusqu’au début du XXe siècle, la céramique (poteries, faïences et porcelaines) était souvent jetée lorsqu’elle était accidentée. Le seul motif valable pour la conserver résidait dans son usage encore possible (plats à feu, cuvettes de toilette, etc.). Dans ce cas, l’objet cassé était mis de côté en attendant le passage du « raccommodeur », l’un des nombreux petits métiers de la rue.
Celui-ci parcourait les rues en annonçant son passage de la voix ou de la trompette. Il s’installait sur le trottoir et les habitants du voisinage lui apportaient leur « casse ». Munis d’un petit burin d’acier, ces artisans perçaient des trous face à face, confectionnaient des agrafes avec du fil de fer puis les fixaient en force. (Le dernier que j’ai rencontré utilisait des rayons de bicyclette.)
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