Patrimoine Normand

La maison rouennaise en pierre, aux XIIe et XIIIe siècle

Les maisons en pans de bois participent, à juste titre, à la renommée de Rouen, tant en France qu’au-delà de nos frontières. Cependant, les images véhiculées par les cartes postales ne rendent compte que d’une partie de l’histoire architecturale de la capitale normande : des maisons de pierre existaient à Rouen au Moyen Âge. La ville redécouvre, grâce aux recherches récentes des archéologues et des historiens, un aspect méconnu de son patrimoine bâti.

À gauche : dans le secteur piétonnier de Rouen, l'accent a été mis sur la restauration des pans de bois (comme ici, rue Saint-Romain), au détriment de l'architecture de pierre (cf. la disparition quasi-totale des vestiges de l'Hôtel des Finances, situé à proximité. À droite : essai de restitution de l'angle nors-ouest de la rue Malpalu. (© Photos et PAO Érik Follain)

À gauche : dans le secteur piétonnier de Rouen, l’accent a été mis sur la restauration des pans de bois (comme ici, rue Saint-Romain), au détriment de l’architecture de pierre (cf. la disparition quasi-totale des vestiges de l’Hôtel des Finances, situé à proximité. À droite : essai de restitution de l’angle nord-ouest de la rue Malpalu. (© Photos et PAO Érik Follain)

Mis à jour le 14 mai 2026 à 21:35 Par
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Dans les années 1970, la reconstruction s’achevant, les édiles rouennais sont confrontés à la question des quartiers anciens, dont la dégradation nécessite une prise de décisions. Leur action prend alors plusieurs directions : à l’est, de nouvelles démolitions parachèvent les destructions de la seconde moitié du XIXe siècle. Dans le centre, la création d’un secteur piétonnier s’accompagne d’une mise en valeur systématique des pans de bois subsistants.

Les dégagements des façades qui avaient été recouvertes de plâtre et les restaurations se multiplient durant cette période. Ces opérations concourent à un même objectif : donner de Rouen l’image d’une ville médiévale en bois. Les acteurs de cette mise en scène destinée aux touristes ne reculent devant rien : déplacements de charpentes, « habillage » d’édifices en béton, création de nouveaux alignements.

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