Les trois jardins d’Honfleur
Le jardin retrouvé, le jardin des Personnalités et le jardin du Tripot
Honfleur évoque l’estuaire et le pont de Normandie, la pêche hauturière, le grand large et les explorateurs maritimes, le Vieux Bassin et les artistes peintres, des rues étroites, ombragées et escarpées. Il est moins connu que la ville natale d’Alphonse Allais s’enorgueillit aussi de trois remarquables jardins publics fort différents par leur dimension, leur décor, leur caractère.
Le jardin des Personnalités à Honfleur. (© Rodolphe Corbin)
Le jardin retrouvé
Si la consonance de Honfleur fait penser à un endroit riche en éclosions végétales, ne nous y trompons pas : comme le soulignait fort justement Brichot, l’étymologiste de Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu, l’affixe est ici, tout comme dans Barfleur et Harfleur, une déformation d’un mot norrois (ancien scandinave) qui désigne une anse, un havre, à l’époque des invasions vikings : Honnefleu, le port de Honna ; les fleurs y viendront plus tard !
Proche de la forêt de Saint-Gatien et du bois du Breuil, Honfleur est cerné par deux collines typiquement augeronnes : la Côte Vassale et la Côte de Grâce ; celle-ci est célèbre par sa chapelle Notre-Dame. Situé au pied de cette dernière, que le Second Empire et la Belle Époque ont parsemée de villas balnéaires et de manoirs tout britanniques nichés au fond de leurs parcs, le jardin retrouvé constitue le jardin public par excellence, à deux pas du centre historique de la ville. On le dit retrouvé comme le temps perdu de la Recherche proustienne. Retrouvé comme un passé oublié, quand Honfleur était une ville d’armateurs, de villégiature, d’artistes peintres.
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