Château-sur-Epte sort de l’oubli grâce à quelques passionnés
Dans notre N° 92, nous avions eu le plaisir de vous emmener à la découverte de la forteresse de Château-sur-Epte, à la frontière de l’Eure et du Val-d’Oise. À cette époque, le château était en vente. Acheté en décembre 2015 par l’association Héritage Historique, il est au cœur d’un ambitieux projet visant à lui donner une seconde vie.
Château-sur-Epte, une forteresse aux confins de la Normandie et de l’Île-de-France. (© Didier Faure)
Samedi 18 juin 2016. Un village provisoire d’une vingtaine de tentes s’est installé dans la basse-cour de la vieille forteresse. Quelques grands gaillards, marteau de Thor autour du cou, casque en tête et bouclier au bras, échangent des coups d’épées sous les yeux amusés de jeunes femmes aux parures multicolores. Soixante-dix Vikings ont pris leurs quartiers aux confins du Vexin et de l’Île-de-France, à quelques lieues de l’endroit où fut conclu, à l’automne 911, l’accord donnant naissance à la Normandie. Ils sont là pour célébrer Litha, le solstice d’été chez les anciens Scandinaves. Six mois plus tôt, une centaine d’hommes et de femmes du Nord avaient déjà fêté, dans ce même lieu, le Yule (le solstice d’hiver). Après des siècles d’un long sommeil, Château-sur-Epte recommence à vivre.
Son histoire dans les textes
Dans une charte datée de la seconde moitié du XIe siècle (vers 1060/1080), Château-sur-Epte porte le nom de Fuscelmont-sur-Epte (le mont au silex). Orderic Vital, moine de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Évroult (Orne), rapporte dans son Histoire ecclésiastique que Guillaume le Roux, roi d’Angleterre (1087-1100) et régent du duché de Normandie (1096-1100), fit construire un « Novum Castrum » (château neuf) à Fuscelmont.
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