PATRIMOINE NORMAND

Deauville & les années d’Ornano

Anne d’Ornano

Entre 1977 et 2001, Deauville connaît une période charnière de son histoire, marquée par une succession d’événements politiques, culturels et urbains d’envergure. Succédant à Michel d’Ornano à la mairie, Anne d’Ornano imprime durablement sa marque à la station, accompagnant son essor international, la création du Centre international de Deauville, le développement du tourisme d’affaires et l’affirmation de grands rendez-vous culturels. Ces années d’innovations, parfois de bouleversements, dessinent le visage contemporain de Deauville, entre héritage, modernité et rayonnement mondial.

À gauche: Le CID est indissociable de Deauville et de son Festival du film américain ; à droite : caricature d'Anne d'Ornano par Len. (© Len / Ville de Deauville)

À gauche : le CID est indissociable de Deauville et de son Festival du film américain ; à droite : caricature d’Anne d’Ornano par Len. (© Len / Ville de Deauville)

Mis à jour le 16 décembre 2025 à 13:34 Par
Partager :

Élu député, désireux de se présenter aux élections municipales de Paris, Michel d’Ornano, depuis trois ans ministre de l’Industrie et de la Recherche, ensuite nommé à la Culture et à l’Environnement, décide de renoncer à la mairie de Deauville. Son épouse Anne, fille du marquis Arnauld de Contades, lui succède le 23 mars 1977. Infirmière de formation, puis attachée de presse, elle s’implique depuis toujours dans la vie de la cité dont elle connaît tous les rouages. Trois jours plus tard, le 26 mars, Concorde se pose à Saint-Gatien-des-Bois ! L’été suivant, l’équipe de polo deauvillaise des Diables bleus fait une recrue de choix en la personne du prince Charles, passionné par le roi des sports. Sophia Loren remet à Yves St-Martin sa 14e cravache d’or !

Un palais pour le festival

En 1978, le Premier ministre Raymond Barre vient inaugurer la nouvelle gendarmerie, sur la route de Touques portée à quatre voies l’année précédente. Le yacht-club fête déjà son centenaire et le prince Charles revient jouer au polo, décidément séduit par le terrain normand. L’ennemi public n°1 Jacques Mesrine attaque le casino à main armée et blesse grièvement une passante en protégeant sa fuite.

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°94 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS