Patrimoine Normand

Château de la Motte-Fouquet

Au cœur du bocage ornais, le château de la Motte-Fouquet s’inscrit dans l’histoire d’une des plus anciennes lignées seigneuriales de Normandie. Entre héritage médiéval, remaniements des XVIe et XVIIe siècles et cadre naturel remarquable, le domaine conserve les traces d’un passé marqué par les bouleversements politiques, religieux et sociaux de l’Ancien Régime.

Le château de la Motte-Fouquet. Face sud. En octobre 2000. Face arrière du château, à droite, la chapelle, à gauche, l’orangerie, une rangée d’ifs borde l’étang.

Le château de la Motte-Fouquet. Face sud. En octobre 2000. Face arrière du château, à droite, la chapelle, à gauche, l’orangerie, une rangée d’ifs borde l’étang. (© Jeannine Rouch)

Mis à jour le 28 avril 2026 à 09:34 Par
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La Motte-Fouquet, la seigneurie, le château

La paroisse de la Motte-Fouquet, placée sous le vocable de Saint Symphorien, dépendait, avant sa réunion au diocèse de Sées en 1801, du doyenné de la Roche-Mabille, l’évêque du Mans en avait le patronage et en re­cueillait la dîme.

La commune de la Motte est située à 12 km de Carrouges, son chef-lieu de canton. Après Joué-les-Bois, en direction de la Ferté-Macé, une petite route sur la gauche, serpente au milieu du bocage et mène au village. Au carrefour de l’église, on dé­couvre de vastes prairies ceinturées de lisses et une grande allée qui laisse deviner l’entrée d’un beau et vaste domaine… Le fief de la Motte était un plein fief de haubert sous la mouvance de la baronnie de la Ferté-Macé. Il avait droit de haute justice et s’étendait sur les paroisses voisines de Saint-Patrice et d’Orgères.

C’était une tradition dans la maison de la Motte-Fouquet qu’elle tirait ses origines des anciens seigneurs de la Ferté-Macé. Après la confiscation de cette seigneurie par Philippe Auguste (roi de France de 1180 à 1223), les descendants du chevalier qui avait combattu aux côtés du roi d’Angleterre, auraient fléchi la colère du roi et auraient obtenu la restitution de quelques fiefs moins importants à condition de prendre le nom d’un de ces domaines, c’est-à-dire : la Motte-Fouquet. Cette famille dépossédée avait cependant gardé deux droits féodaux importants. Le premier attribue la moitié des coutumes et amendes des foires de Sainte-Jude et Saint-Simon à la Ferté-Macé. Le second, c’est le droit consigné dans l’aveu de 1535 de tenir les pieds de sa seigneurie de Lonlay près du Pont Micheline à l’entrée de la forteresse féodale de la Ferté-Macé.

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