Le Jardin Retiré à Bagnoles-de-l’Orne
Le romantisme
Si Bagnoles-de-l’Orne-Normandie est réputée pour sa station thermale, la commune recèle bien d’autres trésors qu’on ne peut ignorer, tels l’ermitage Saint-Ortaire à Saint-Michel-des-Andaines, témoin de l’arrivée du christianisme dans la forêt ; le souvenir de Chrétien de Troyes et de ses chevaliers de la Table ronde ; et depuis l’orée du siècle, le Jardin Retiré, à deux pas du centre de cures. Un quart d’hectare de plantes d’ombre ou de mi-ombre dans une atmosphère de roman anglais qui invite au repos et à la rêverie.
Le romantisme du Jardin Retiré à Bagnoles-de-l’Orne. (© Le Jardin Retiré)
La longue écharpe boisée de la forêt d’Andaine, ceinture verte de la Normandie aux confins du Maine, surgit des roches du Massif armoricain, sur une terre de bruyère qui nourrit autant les légendes que les pins et les chênes enracinés dans les grès et les schistes du Paléozoïque. On raconte qu’au VIe siècle, les malades se pressaient à l’ermitage d’Ortaire, munis de cailloux d’une taille proportionnelle à la gravité de leur mal, qu’ils plaçaient sur les branches d’un arbre à la hauteur de la partie du corps qui les faisait souffrir. Si la pierre tombait naturellement, la douleur disparaissait par l’entremise du saint guérisseur.
Un coup de foudre
Plus propice à la pousse des sapins pectinés qu’à celle des céréales, la nature du sol n’a pas contrarié l’essor du Jardin Retiré, un miracle qui ne doit rien à l’évangélisateur de la Normandie : ses thaumaturges s’appellent Annie et Laurent Blanchais.
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