Les primevères à oreilles
Plantes domestiquées en Normandie
Il faut, pour découvrir ces primevères « à oreilles » ou Auricules, pénétrer, fin avril, dans quelques petits jardins de « grand-mères » et se laisser étonner !
Plantes domestiquées en Normandie – Les primevères à oreilles. Recueillies dans l’Orne. (© Christiane Dorléans)
La première rencontre avec les primevères « à oreilles » a de quoi étonner : elles sont bleues porcelaine, caramel, pourpre et les pétales de certaines fleurs sont comme poudrées de farine ! En Normandie, hormis quelques rares collectionneurs, seules les grand-mères détiennent encore aujourd’hui ces plantes devenues si rares.
Les célèbres pépiniéristes Vilmorin et Andrieux leur consacrent plusieurs pages de présentation dans le volumineux catalogue des fleurs de pleine terre publié en 1890. La primevère à « oreilles » ou Auricule est une indigène, vivace, originaire des Alpes. Elle doit son nom à la forme de ses feuilles lisses en forme de cornet, appelées aussi « Oreilles d’ours ». A l’état sauvage, c’est « une souche à tiges courtes dont les feuilles charnues sont disposées en rosette. Les fleurs sont parfois recouvertes d’une poussière farineuse abondante. La fleur est un bouquet de 8 à 20 fleurs jaunes et odorantes ».
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