Le cidre est le soleil de la vie !
Ou le cidre en littérature…
La littérature nous renseigne-t-elle sur l’histoire du cidre normand ? Ses usages et emplois culinaires ? La parole est à Hildegarde de Bingen, Jules Barbey d’Aurevilly, Gustave Flaubert ou Lucie Delarue-Mardrus…
Cidre de Normandie. Quand je te voy, le cœur me rit, Beau sidre, et ma gorge séchée. T’attend, ainsi que, dans le nid, L’oiseau qui attend sa béchée. Bon pommé, seras-tu perdu ? Il vaut bien mieux que tu sois bu. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Selon l’évangéliste Jean, « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était Dieu. » Soit, mais pour faire œuvre d’historien, il est bon de connaître l’étymologie et de faire la part des récits manifestement légendaires et des faits dûment attestés.
Fatale pomme de la Genèse
Loin de vouloir déroger à la parole de Jean, sainte Hildegarde de Bingen indique pourtant au début du XIIe siècle dans Physica, qu’au commencement était la rosée : « C’est, en effet, quand la rosée a toute sa force – et de fait, elle déploie ses vertus depuis le premier sommeil nocturne jusqu’au lever du jour – que les pommes se développent à partir d’elle. » Le « premier sommeil nocturne » désigne le repos avant les premières prières de la nuit ou « matines » des bénédictines, mais l’essentiel n’est pas là. Dans sa notule consacrée au pommier, Hildegarde de Bingen se garde bien d’évoquer Ève et le « fruit de la connaissance du bien et du mal » de la Genèse.
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