Vire : un cimetière historique à sauvegarder
À Vire, l’avenir du cimetière des Ursulines suscite l’inquiétude. Si la création d’un service dédié aux malades d’Alzheimer apparaît légitime, le projet de l’hôpital prévoit d’empiéter sur ce lieu de mémoire remontant au XVIIe siècle. Entre nécessité médicale et préservation patrimoniale, la disparition partielle de ce cimetière historique, encore visité et riche de nombreuses sépultures, interroge et appelle à une concertation élargie.
Le cimetière des Ursulines à Vire. (© Patrimoine Normand)
L’hôpital de Vire envisage la création d’un service destiné à prendre en charge les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, ce qui est on ne peut plus louable. Cette création nécessitera une construction qui devra empiéter fortement sur le cimetière des Ursulines, cimetière parfaitement entretenu, composé de tombes anonymes sur lesquelles sont posés des crucifix et de monuments funéraires, ceux-ci situés autour d’un calvaire. Actuellement, 15 à 20 tombes reçoivent, encore, la visite de parents.
Ce cimetière daterait de la moitié du XVIIe siècle, la dernière inhumation remontant à une vingtaine d’années. Il est prévu de relever la majorité de ces sépultures et de transférer ce que l’on retrouvera dans une fosse commune située, non pas dans la partie qui sera en principe préservée, mais dans un des cimetières communaux.
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