PATRIMOINE NORMAND

Le château de Bonnemare

Une hospitalité très XVIIe siècle

Imaginez !… Que vous vous réveilliez dans un château de l’ancien temps, en plein cœur d’une forêt normande, comme dans un rêve. Et vous voilà propulsé plusieurs siècles en arrière. Dehors, des oiseaux piaillent à qui mieux le lever du jour et des chevreuils s’approchent timidement à l’orée du bois. Vous êtes au château de Bonnemare, sur le plateau au-dessus de la vallée de l’Andelle, à des lieux des bruits de la civilisation, dans la paix divine de l’abbaye de Fontaine-Guérard toute proche.

Autour du grand parc et le château de Bonnemare, au fond la chapelle.

Autour du grand parc et le château de Bonnemare, au fond la chapelle. (Photo Alexandre Vernon © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 13 avril 2026 à 17:26 Par
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Rien ne peut troubler cette sérénité champêtre que des princes et des princesses ont jadis connue. Seuls les restes cachés de l’ancien château des Radepont, qui fut à son époque la plus importante forteresse de tout le Vexin normand, enlevée aux Anglais par le roi Philippe Auguste en 1203, témoignent de l’âpreté d’une bataille. Plus tard, le roi Charles VII aurait séjourné dans le vieux château de Bonnemare en compagnie de sa maîtresse Agnès Sorel, puis Charles IX, qui ai­mait beaucoup cette région et chasser dans les forêts alentour, donnant son nom à un village de la vallée : Charleval

Une histoire paisible

Non loin du château féodal de Roual Bonnemare, Nicolas le Comte, marquis de Dracqueville, président du parlement de Normandie, fait construire en 1570 un manoir flanqué de deux tourelles, tout en briques et pierres, avec un important châtelet d’entrée et une chapelle ronde, tels qu’on peut les voir au­jour­d’hui. Le vieux château disparaîtra à la fin du XIXe siècle. Seuls subsistent le manoir au milieu d’un parc de 22 ha et les communs qui eux datent de 1668. Plusieurs propriétaires s’y sont succédés. On y relève le nom d’Étienne de Fieux en 1637 à qui l’on doit notamment les bâtiments de ferme avec son pressoir monumental. Ensuite viennent au XVIIe siècle les familles Cromelin de Villette, puis Charles Le Blond et son fils qui aménagent un salon en 1779. La Révolution passe et on burine les pierres armoriées. Pendant la dernière guerre, l’armée allemande d’occupation s’y installa en 1940 pour entreposer matériels et munitions. Mais c’est en 1888 que Gustave Gatine, notaire à Paris, avait acheté le domaine. Il est l’aïeul des actuels propriétaires, Alain et Sylvie Van­decandelaere. Ceux-ci ont décidé d’ouvrir les portes de leur château afin d’offrir à leurs hôtes le calme exceptionnel du domaine.

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