Bayeux : la rue Saint-Jean
Ancienne porte d’entrée de la ville
Sur la rive orientale de l’Aure, la rue Saint-Jean fut longtemps l’une des principales voies d’accès à Bayeux. Aujourd’hui paisible et piétonne, elle conserve pourtant les traces d’un passé dense, entre paroisses disparues, activités artisanales et profondes transformations urbaines.
L’ancienne Halle aux blés. Edifiée vers le milieu du XIXe siècle, elle remplace un édifice roman du XIIe siècle, halle aux blés depuis 1256, elle portait anciennement le nom de Tripot. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Tout a changé depuis 1944, avec la construction par les Anglais du boulevard périphérique, le by-pass. Auparavant, en venant de Caen, on accédait à Bayeux par son faubourg oriental, la rue Saint-Jean, le début de « la grande Traverse ». Mais cette rue ne s’est pas toujours appelée ainsi. Au XVIIIe siècle, depuis l’entrée de Bayeux jusqu’à la rue de la Cave, elle s’appelait rue Saint-Jean puis, à partir de là jusqu’au pont sur l’Aure, rue de la Madeleine. Il y avait alors deux paroisses. Elles ont toutes deux disparues sous la révolution et seul le nom de rue Saint-Jean est demeuré. Plus anciennement encore, « La partie située entre le Pont de la Poissonnerie ou de la Morte Eau (détruit en 1775 lorsqu’on a construit le Pont-Neuf ou de Saint-Martin) et la rue de la Cave, était baptisée rue au Fèvres (vicus fabrorum)1». Donc une rue des forgerons à côté de la proche rue Teinture. Ainsi la portion ouest s’est tout d’abord appelée rue aux fèvres puis rue de la Madeleine. La portion est se nommait rue Saint-Symphorien jusqu’au XIVe siècle lorsque Monseigneur de Nesmond fit de Saint-Jean le nouveau patron de la paroisse. Ainsi la rue Saint-Jean actuelle aurait pu porter un tout autre nom…
Nous commencerons cette nouvelle promenade à partir de la rue de la Cave, en allant vers l’Aure, soit le tronçon qui n’était pas encore « Saint Jean » avant la révolution. Nous sommes, ici à proximité de l’emplacement de l’ancienne église Saint-Jean, remplacée plus prosaïquement par un café.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°72 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
