PATRIMOINE NORMAND

Bagnoles-de-l’Orne

Bagnoles-de-l’Orne, petite cité normande, ne serait toujours qu’un vallon au charme romantique, au sein du plus forestier des départements bas-normands, si la nature n’y avait fait apparaître une source aux indéniables vertus curatives. Ce sont donc ses eaux qui ont permis à Bagnoles d’accéder à une notoriété nationale voire internationale.

Le belvédère, au sommet du Roc au Chien, offre un panorama exceptionnel sur une grande partie de la vallée, avec ici en fond le Grand Hôtel. (© Ange Leclerc-Keroullé)

Le belvédère, au sommet du Roc au Chien, offre un panorama exceptionnel sur une grande partie de la vallée, avec ici en fond le Grand Hôtel. (© Ange Leclerc-Keroullé)

Mis à jour le 1 avril 2026 à 11:23 Par
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À l’échelle historique humaine, il va sans dire que la source a toujours été présente en ces lieux aux confins de la Normandie, en limite du département de la Mayenne. Située à une lieue et demi de la Ferté-Macé, cité textile prospère au XIXe siècle, Bagnoles n’était à l’origine qu’un lieu-dit dans la vaste forêt des Andaines. À l’époque romaine, la France n’est quasiment qu’une immense forêt et à plus forte raison dans cette région de l’actuelle Normandie qui a su conser­ver jusqu’à nos jours une partie de son couvert forestier. La petite rivière la Vée serpente entre les ondulations des reliefs normands mais, à Bagnoles, elle prend soudain des airs de torrent, cascadant entre deux massifs rocheux. C’est entre ces rochers qu’une source aux eaux tièdes (24°) jaillit et vient renforcer la Vée. L’étymologie est utilisée par certains pour donner une origine romaine à Bagnoles (qui a été également orthographiée « Baignoles » ou « Bagnols ») en la faisant dériver du latin « balneum » si­gnifiant bain. Toutefois, rien ne vient étayer cette hypothèse car les Romains, grands amateurs de bains et également immenses constructeurs, n’y ont laissé aucunes traces archéologiques.

Ses légendes

À défaut d’origine romaine, c’est la légende qui lui apporte ses premiers titres de noblesse. En une époque féodale imprécise, vivait en cette région Hugues, seigneur de Tessé et vidame de la Ferté Macé. Les forces de la jeunesse le quittaient de plus en plus et cela était encore plus vrai pour son cheval préféré « Rapide », qui l’avait accompagné lors de tous ses exploits.

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