PATRIMOINE NORMAND

Bernard Cauvin, à l’origine de la Cité de la Mer…

Comment à partir d’un sous-marin et d’un bâtiment peu commun, avec du temps, beaucoup de patience et d’efforts pour fédérer les énergies et récolter de l’argent, est né un site touristique qui a déjà accueilli deux millions de visiteurs.

Bernard Cauvin, fondateur de la Cité de la Mer, félicité par Laurent Corbin pour son acte patrimonial. (Photo Jeannine Bavay © Patrimoine Normand)

Bernard Cauvin, fondateur de la Cité de la Mer, félicité par Laurent Corbin pour son acte patrimonial. (Photo Jeannine Bavay © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 26 mars 2026 à 18:01 Par
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Président de la Cité de la Mer depuis 2002, Bernard Cauvin est un homme énergique et passionné qui va sans cesse de l’avant. La Cité de la Mer est son enfant, il m’a raconté comment au fil des années, il a pu réaliser ce projet, à la fois œuvre de sauvetage et de création. Il a travaillé à l’Arsenal de Cherbourg sur le Redoutable, syndicaliste à la CFDT, il a commencé sa carrière politique en 1982. Ancien conseiller régional (PS), ancien député, il est aujourd’hui maire d’Équeurdreville-Hainneville, vice président de la Communauté Urbaine de Cherbourg.

Un bâtiment exceptionnel, la gare maritime, qui mourait lentement depuis les années 1970 : ce bâtiment est typique de l’architecture « Art-Déco » qui caractérise les années 30. Il a été construit dans la foulée du Salon des Arts Décoratifs de 1925, pour doter Cherbourg d’une gare maritime conforme à son trafic. En effet, depuis 1869, tous les grands paquebots du monde venaient à Cherbourg faire une halte dans la rade, la plus grande du monde, et très abritée. Mais il n’y avait pas de quai, pas de gare maritime sur le port, les navires restaient à l’ancre dans la rade, des navires transbordeurs amenaient les passagers à terre et des navettes les conduisaient vers la petite gare maritime en centre ville. Ce n’était pas simple, pourtant le trafic était intense. Les plus prestigieux paquebots défilaient à Cherbourg, dont Titanic en 1912. Les deux tiers du trafic se faisaient avec l’Amérique du Nord, en particulier les États-Unis et le Canada,

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