PATRIMOINE NORMAND

Suisse normande

Partout des rochers…

Ce qui marque le plus le visiteur en balade en Suisse normande est bien la présence de rochers, de parois rocheuses, d’abrupts rocailleux. La plupart du temps ces rochers sont situés dans la partie convexe d’un méandre faisant face à des reliefs généralement plus doux, sauf dans certaines portions où les rivières dessinent de vraies gorges, comme au sud du Pont du Coudray (Amayé-sur-Orne) ou dans les gorges de Saint-Aubert. Ces rochers ont des noms et des histoires à nous raconter.

La roche d'Oëtre à Saint-Philbert-sur-Orne. « Le profil humain ». (© Bertrand Morvilliers)

La roche d’Oëtre à Saint-Philbert-sur-Orne. « Le profil humain ». (© Bertrand Morvilliers)

Mis à jour le 26 mars 2026 à 09:56 Par
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Rochers de légende

Beaucoup de rochers de Suisse normande sont des supports de l’imaginaire populaire. Ils étaient des territoires peu propices à la culture et ont donc toujours impressionné par leur sauvagerie. Dans ce pays de bocage, anciennement très exploité, ils étaient le refuge des bergers qui y faisaient paitre leurs troupeaux. C’était donc des lieux à part, mal famés et inquiétants. Si leur végétation plus sauvage y attirait les chercheuses d’herbe de la Saint-Jean, on raconte aussi que les cérémonies démoniaques pouvaient y trouver domicile, comme sur les rochers des Parcs, au Vey. Plus au sud les rochers de Brisevieille y est le lieu d’errance de la blonde Mellia, qui trahissant sa famille en offrant le château de son père aux assaillants du château Ganne, se jeta d’en haut des rochers. Sa silhouette serait visible en bas des rochers sous la forme d’un lévrier blanc… à vous d’aller vérifier sur place… car à défaut de rencontre paranormale, le site est chamant.

Rochers d’histoire

Lieux isolés et remplis de cachettes, les rochers de Suisse normande ont aussi participé à l’histoire de notre région. Les Roches d’Oëtre ont été, par exemple le lieu de refuge du Général de Frotté chef chouan qui en fit sa dernière cachette en 1795. La méconnaissance des lieux rapporte que le site aurait pu cacher des souterrains menant à des châteaux alentour, quand on sait la dureté des arkoses qui constituent ces formations rocheuses, on doute fort de leur véracité. Le mythe des rochers percés de souterrains conduisant vers d’improbables sites isolés est un grand classique de ce genre de site, on retrouve des choses similaires, tout aussi invraisemblable au château Ganne un peu plus au nord, sur des roches de même nature, tout aussi résistantes à n’importe quelle barre à mine.

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