Haras national de Saint-Lô
La restauration des écuries incendiées retenue pour le Loto du patrimoine
Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2019, le haras national de Saint-Lô vit un drame : un incendie se déclare dans deux écuries qui sont détruites en très grande partie. Presque cinq ans plus tard, le 20 mars 2024, la Fondation du patrimoine, via la « Mission patrimoine », a dévoilé les dix-huit projets régionaux retenus pour le « Loto du patrimoine 2024 ». Et pour la Normandie, le gagnant est… la restauration des deux écuries sinistrées. Une belle reconnaissance pour ce lieu emblématique de la filière équine française.
2000 m² sont partis en fumée, la moitié des étables du haras, dont quarante-deux boxes et leurs locaux annexes (sellerie, stockage, douches…), ainsi que le laboratoire d’insémination artificielle. (© MDprod50)
Le berceau du « Selle français »
À la suite du rétablissement et de l’organisation des Haras nationaux par Napoléon en 1806, celui de Saint-Lô est définitivement créé en 1886 sur une surface de 7,5 hectares. En partie détruit par les bombardements du 6 juin 1944, il est reconstruit après-guerre. Ce haras comprend un ensemble de huit écuries abritant une centaine de chevaux de saut d’obstacles et leurs cavaliers professionnels, ainsi qu’un centre de reproduction et de congélation de semences d’étalons. Il est toujours reconnu aujourd’hui comme le berceau du « Selle français », la race de chevaux de sport.
L’ensemble du site, inscrit au titre des monuments historiques, est ouvert aux visites. L’écurie n° 5 a été réhabilitée depuis quelques années en salle de réception. Un musée, avec notamment une collection de voitures hippomobiles, a été aménagé dans l’écurie n° 6 restaurée.
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