PATRIMOINE NORMAND

L’homme, acteur des marais du Cotentin et du Bessin

Le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, espace idyllique pour la faune et la flore, est le fruit du travail de la nature, certes, mais aussi de l’homme, qui a façonné son paysage pour pouvoir y vivre et l’exploiter.

La maison éclusière des Ormes à l’entrée du canal Vire-Taute, lors des crues hivernales à Montmartin- en-Graignes. Le canal, creusé a XIXe siècle, permettra d’acheminer les marchandises entre Saint-Lô et Carentan, mais aussi de drainer les eaux des marais de la Taute. (© Patrice Lecarpentier, PnrMCB)

La maison éclusière des Ormes à l’entrée du canal Vire-Taute, lors des crues hivernales à Montmartin- en-Graignes. Le canal, creusé a XIXe siècle, permettra d’acheminer les marchandises entre Saint-Lô et Carentan, mais aussi de drainer les eaux des marais de la Taute. (© Patrice Lecarpentier, PnrMCB)

Mis à jour le 30 octobre 2025 à 09:59 Par
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L’assèchement et poldérisation

Dès le Moyen Âge, l’homme cherche à gagner des terres exploitables sur la mer et les marécages. L’essor agricole que le territoire a connu est intimement lié au travail de domestication des flots, opéré depuis de nombreux siècles. Au XVIIIe et au XIXe siècle, les gouvernements successifs sont confrontés à la nécessité d’augmenter la production agricole et accélèrent l’assèchement des marais. Un vaste réseau de fossés est creusé pour drainer les eaux vers la mer.

Entre le XVIIIe et le XIXe siècle, cinq portes à flots ont été installées à l’exutoire des fleuves. Premier rempart contre l’intrusion de l’eau, elles empêchent les remontées marines dans les terres. Jusqu’alors, l’effet des marées est perceptible de Trévières, dans le Bessin, à Saint- Sauveur-le-Vicomte dans le Cotentin. Actionnées par la force de l’eau, elles s’ouvrent à marée basse par la pression du fleuve et se ferment à marée haute sous l’action des flots marins. À partir de 1856, ces aménagements sont complétés par la poldérisation de la baie des Veys et la canalisation des fleuves débouchant sur la baie. Près de 2000 hectares sont ainsi gagnés sur la mer.

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