Patrimoine Normand

J’irai mourir en Normandie

Plus de sept cents oiseaux mazoutés recensés sur les côtes normandes : le bilan de l’hiver 1996 est accablant. À travers l’opération « Oiseaux échoués », ornithologues et bénévoles alertent sur les conséquences des pollutions maritimes et sur la nécessité de renforcer les moyens consacrés au sauvetage de la faune sauvage.

Oiseaux morts.

(Photo Éric Bruneval © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 5 juin 2026 à 11:06 Par
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Chaque fin d’hiver, le dernier week-end de février, le Groupe Ornithologique Normand organise l’opération « Oiseaux échoués » en collaboration avec les deux centres de soins de Normandie. Cette manifestation permet de recenser, sur les côtes normandes, tous les oiseaux morts ou blessés. Février 96 aura été une année funèbre : nous avons, à ce jour où les résultats sont encore partiels, déjà dénombré plus de sept cents oiseaux « mazoutés ».

Il s’avère que, pendant les tempêtes, certains pétroliers en profitent pour rincer leurs cuves en Manche et disperser ainsi les nappes de mazout qu’ils ont créées. De plus, en février 96 ils ont exploité les mésaventures du « Sea Empress » échoué sur les récifs gallois, pour dissimuler leurs méfaits. Cette hypothèse n’a pas, semble-t-il, retenu l’attention du Ministère de l’Environnement, puisqu’après une réaction d’indignation instantanée, l’apparente volonté d’intervention s’est évanouie, sur la base d’une prétendue absence de preuves démontrant la prépondérance du mazoutage.

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