Patrimoine Normand

Évreux

Louis-Philippe, « roi des Français », par Pierre Roch Vigneron, portrait peint en 1831, peu après son accession au trône. (© Paris musées – Musée Carnavalet – www.parismusees.paris.fr)

Quand Louis-Philippe filait à l’anglaise…

À plusieurs reprises au cours de l’histoire de France, des rois quittèrent précipitamment Paris, où ils se sentaient menacés. Si Louis XVI prit, en 1791, la direction de Varennes avec les conséquences que l’on sait, Louis XVIII fila pour sa part vers Gand, au retour de Napoléon de l’île d’Elbe, en 1815. Après les « Trois Glorieuses » de 1830, Charles X gagna Cherbourg à petit trot, faiblement escorté, dans un pathétique « convoi funèbre de la monarchie », avant de gagner l’Angleterre. Pour Louis-Philippe, en février 1848, la route de l’exil passe aussi par la Normandie.

Quand Louis-Philippe filait à l’anglaise… Lire l’article »

Table de Peutinger – Itinéraire de la Normandie gallo-romaine

Table de Peutinger – Itinéraire de la Normandie gallo-romaine

Un document exceptionnel permet de connaître géographiquement les différentes villes des provinces de l’Empire romain et les distances qui les séparent : la Table de Peutinger, ou Tabula Peutingeriana. Ce n’est pas une véritable carte, car ce qu’elle montre n­­­’est aucunement une représentation de l’Empire romain, mais plutôt celle d’un réseau, comme les réseaux des transports en commun des villes actuelles qui ne proposent pas une vision réelle des lieux. La Normandie y est parfaitement visible, avec ses grandes villes et une partie de ses voies romaines.

Table de Peutinger – Itinéraire de la Normandie gallo-romaine Lire l’article »

Les châteaux forts normands – Aux origines de la fortification

Les châteaux forts normands – Aux origines de la fortification

Dans l’imaginaire collectif, le terme château fort renvoie immédiatement à de hautes tours aux murailles épaisses, couronnées de mâchicoulis et coiffées de toitures en poivrière, au pied desquelles joutent des chevaliers bardés d’acier couverts de surcots multicolores. Cette image romantique d’un Moyen Âge idéalisé mérite d’être largement nuancée : en Normandie comme ailleurs, les châteaux forts, et plus généralement les systèmes fortifiés, ont connu maints bouleversements au fil du temps, pour s’adapter en permanence à l’évolution du contexte géopolitique et des techniques de siège.

Les châteaux forts normands – Aux origines de la fortification Lire l’article »

Michel de Decker – Trois « polars » en Normandie

Michel de Decker – Trois « polars » en Normandie

Série noire, aujourd’hui, dans notre Journal de bord, avec des enquêtes qui vont nous mener en Cotentin, sur les traces d’amants maudits, à Évreux aussi, pour nous interroger sur l’assassinat du préfet de l’Eure, et dans la banlieue de Rouen, avec Pauline, accusée d’avoir tué son mari et son frère… Trois « polars » en Normandie…

Michel de Decker – Trois « polars » en Normandie Lire l’article »

Du verre à la lumière – Des vitraux rajeunis de cent ans

Du verre à la lumière – Des vitraux rajeunis de cent ans

Pour le croyant ou le simple visiteur, observer les vitraux d’une église revient à suivre un chemin complexe et coloré de lumière et de foi. Mais s’est-on jamais vraiment demandé comment ces fragiles panneaux de verre parviennent à résister aux ravages du temps ? Façonnés par des maîtres-verriers à la fois techniciens et peintres, ils ont un jour ou l’autre besoin qu’un passionné se penche à leur chevet pour leur rendre des couleurs et panser leurs blessures.

Du verre à la lumière – Des vitraux rajeunis de cent ans Lire l’article »

Sarcophages en pierre de la basse Seine – Témoins méconnus de l’Antiquité

Sarcophages en pierre de la basse Seine – Témoins méconnus de l’Antiquité

Le sarcophage, littéralement « mangeur de chair » selon l’étymologie du mot grec ancien sarkophagos, est un objet redondant des plus grands musées européens, mais aussi de quantité d’établissements plus modestes. Pour l’Antiquité, ce sont, le plus souvent, leurs décors sculptés qui interpellent le public. On s’étonne de leur apparente absence en Haute-Normandie.

Sarcophages en pierre de la basse Seine – Témoins méconnus de l’Antiquité Lire l’article »

La Normandie gallo-romaine – À la recherche d’une civilisation perdue

La Normandie gallo-romaine – À la recherche d’une civilisation perdue

En Normandie, il n’y a pas d’équivalent au pont du Gard, ni aux arènes de Nîmes ou au théâtre d’Orange : aucun monument ne semble ici rappeler la grandeur de Rome. Pourtant, après la soumission de la région par César, l’influence romaine y a perduré pendant plus de quatre cents ans, jusqu’au début du Ve siècle. Les Gaulois « normands » ont-ils donc rejeté la culture latine ? Depuis plus de trois cents ans, l’archéologie ne cesse d’affiner la réponse.

La Normandie gallo-romaine – À la recherche d’une civilisation perdue Lire l’article »