PATRIMOINE NORMAND

Histoire de la Normandie

Les voyages de la Tapisserie de Bayeux

Les voyages de la Tapisserie de Bayeux

Le 31 août prochain, le musée de la Tapisserie de Bayeux fermera ses portes. Ce n’est évidemment pas un clap de fin, mais un simple interlude : la fine bande de lin, brodée au XIe siècle et inscrite sur le registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO, nous reviendra en octobre 2027 dans un écrin flambant neuf. En attendant ce grand moment, nous avons choisi d’évoquer ses déplacements à travers l’histoire, mais aussi l’évolution de ses conditions d’exposition et de conservation.

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Briga – Une ville antique enfouie en forêt d’Eu

Briga – Une ville antique enfouie en forêt d’Eu

Située sur le territoire de la ville d’Eu, l’agglomération antique de Briga refait progressivement surface. Aux confins méridionaux de la Gaule Belgique, elle s’étendait sur plus de 68 hectares, dominant l’estuaire de la Bresle durant les premiers siècles de notre ère. De son essor sous l’Empire romain à son abandon au IVe siècle, elle témoigne d’un passé prestigieux. Temples, basilique, salle du conseil, place publique, thermes, théâtres… Les vestiges exhumés au fil de ces deux derniers siècles ainsi que les campagnes de prospection révèlent l’ampleur de la ville. Celle-ci assurait vraisemblablement un rôle administratif central au sein du pagus Catuslou(), subdivision de la civitas Bellovacorum. Aujourd’hui, entre préservation et mise en valeur, quel avenir pour ce site exceptionnel ?

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Aquarelle de Jean-Claude Golvin évoquant le système mis en place au-dessus de la Seine entre Igoville (à gauche) et Pont-de-l’Arche (à droite) au IXe siècle. (© Jean-Claude Golvin)

Pont-de-l’Arche et le fort d’Alizay-Igoville – Fortifications de la Seine normande

Bien connu des spécialistes de l’âge viking, le fort carolingien d’Igoville constitue un site majeur du patrimoine national français, même si sa renommée y est demeurée bien plus modeste qu’outre-Manche. Situé sur le cours de la Seine, il constitue avec Pont-de-l’Arche un système défensif associé à un pont qui barrait le cours du fleuve.

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Louis-Philippe, « roi des Français », par Pierre Roch Vigneron, portrait peint en 1831, peu après son accession au trône. (© Paris musées – Musée Carnavalet – www.parismusees.paris.fr)

Quand Louis-Philippe filait à l’anglaise…

À plusieurs reprises au cours de l’histoire de France, des rois quittèrent précipitamment Paris, où ils se sentaient menacés. Si Louis XVI prit, en 1791, la direction de Varennes avec les conséquences que l’on sait, Louis XVIII fila pour sa part vers Gand, au retour de Napoléon de l’île d’Elbe, en 1815. Après les « Trois Glorieuses » de 1830, Charles X gagna Cherbourg à petit trot, faiblement escorté, dans un pathétique « convoi funèbre de la monarchie », avant de gagner l’Angleterre. Pour Louis-Philippe, en février 1848, la route de l’exil passe aussi par la Normandie.

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La « bombarderie » de Dieppe, en 1694. Attaque de la ville vue depuis le large. Gravure anonyme, 1695. (© Rijksmuseum d’Amsterdam – www.rijksmuseum.nl)

La « bombarderie » de 1694 – Dieppe rayée de la carte

Durant le long règne de Louis XIV (1643-1715), la France fut
rarement en paix. Le Roi-Soleil mena en effet une politique
d’expansion territoriale tous azimuts qui le conduisit à entrer en conflit avec la plupart de ses voisins. En 1688, débute la terrible guerre de la Ligue d’Augsbourg, au cours de laquelle la Normandie se retrouve
en première ligne. Et c’est la cité de Dieppe qui paie le prix fort.

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Cherbourg, défilé du 14 juillet, carte postale, début XXe siècle. (Collection particulière)

Mobilisation de 1914 – L’état d’esprit des Manchois

Le samedi 1er août 1914, les murs des communes de la Manche se couvraient d’affiches annonçant la mobilisation générale pour le lendemain 2 août. La mesure concluait un mois de crise internationale après l’assassinat à Sarajevo, le 28 juin 1914, de l’archiduc François- Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, et de son épouse, par Gavrilo Princip, un militant nationaliste serbe de Bosnie. Cette première semaine du mois d’août 1914 est déterminante dans la formation des opinions et constitue un formidable observatoire de la complexité des sentiments des hommes appelés sous les drapeaux.

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Roger II, roi de Sicile, couronné par le Christ en personne. Une nouvelle monarchie de droit divin… (© Pixelfehler – Domaine public – Wikimedia commons)

L’épopée des Normands d’Italie : de l’ascension au crépuscule

Les disparitions de Robert Guiscard et de Roger de Hauteville pourraient marquer un tournant fatal dans l’histoire des Normands d’Italie, tant ces deux personnages acquirent une dimension exceptionnelle et laissèrent un vide immense derrière eux. Il n’en fut cependant rien, avec une apogée encore à venir sous le principat de Roger II. Et puis vint l’heure du déclin et de la chute, sous les coups d’un « Cyclope sanguinaire ».

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