PATRIMOINE NORMAND

Histoire de la Normandie

Robert Guiscard et Roger de Hauteville. Image romantique, dans Les marins illustres de la France, Léon Guérin, Paris, 1861. (© Collection particulière)

Le triomphe des Hauteville – Le duc et le Grand Comte

Du statut de simples pions à leur arrivée dans la péninsule Italique, les Normands sont passés à celui de maîtres de l’échiquier dans la plupart des territoires situés au sud de Rome. Reste maintenant à éliminer les dernières pièces ennemies et à mater l’ensemble de leurs adversaires, musulmans de Sicile inclus.

Le triomphe des Hauteville – Le duc et le Grand Comte Lire l’article »

La famille de Hauteville au grand complet représentée sur la Broderie de Pirou, qui raconte l’épopée des Normands en Italie. (Fondation de la Lucerne d’Outremer)

Les Hauteville – Du Cotentin à la Méditerranée

Les appels de Rainolf Drengot à ses compatriotes se répandent sûrement un peu partout en Normandie, mais c’est dans le Cotentin qu’ils vont avoir le plus de conséquences. Tombés dans les oreilles des aînés de la fratrie des Hauteville, ils déclenchent un exode massif des garçons de la famille, appelés à jouer un rôle décisif dans la fondation du puissant royaume de Sicile.

Les Hauteville – Du Cotentin à la Méditerranée Lire l’article »

Ils étaient quarante… Les premiers Normands en Italie. (© Pixelfehler – Fondation de la Lucerne d’Outremer – DAO Patrimoine Normand­)

La conquête normande de l’Italie du Sud et de la Sicile

C’est l’autre grande conquête des Normands au XIe siècle. Il y a mille ans de cela, des guerriers, pour la plupart membres de la petite noblesse, ont abandonné les rives verdoyantes de la Manche pour s’en aller quérir fortune sous le chaud soleil méditerranéen. En un peu plus d’un siècle, ils fondèrent un royaume solide, à la croisée des mondes arabe, byzantin et lombard, y apportant leur touche d’originalité pour forger une civilisation brillante. Voici l’histoire de ces hommes descendus du Nord, sur fond d’aventures épiques !

La conquête normande de l’Italie du Sud et de la Sicile Lire l’article »

Sur le chantier naval à Honfleur. Équarrissage d’une grume de chêne à la hache pour réaliser la quille de la Mora. (© Club Photo de Honfleur)

La Mora – Un projet fou en Normandie

La Mora, navire amiral du duc Guillaume Guillaume lors de la conquête de l’Angleterre, est uniquement connue par les textes médiévaux et la Tapisserie de Bayeux. Cependant, à Honfleur, l’association du même nom a lancé le projet fou de construire ce bateau mythique. S’il ne s’agit pas d’une réplique, puisqu’aucune trace du navire ne nous est parvenue, cela reste un projet d’une ampleur gigantesque qui permettra à chacun de mieux comprendre l’ingéniosité des charpentiers de marine du XIe siècle. Après dix-huit mois de travaux de réhabilitation, le site de construction du navire est ouvert au public depuis le 23 mars 2024.

La Mora – Un projet fou en Normandie Lire l’article »

Au cœur de l’Histoire de la Normandie – Le palais ducal disparu de Lillebonne. Restitution de l’aula. (© 3D Érik Follain)

Le palais ducal disparu de Lillebonne

Les ducs de Normandie possédaient un certain nombre de résidences occasionnelles. Parmi celles-ci, Lillebonne a tenu un grand rôle
puisque c’est là que Guillaume le Conquérant va convaincre ses barons d’envahir l’Angleterre. Malheureusement ce somptueux édifice roman est détruit en 1832. Fort heureusement des gravures et autres dessins en ont gardé la mémoire…

Le palais ducal disparu de Lillebonne Lire l’article »

Détail du reliquaire de 1895 : vue sur le crâne perforé dit de saint Aubert. Basilique Saint-Gervais-et-Saint-Protais d’Avranches. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Le crâne perforé de saint Aubert : une histoire mouvementée

Saint Aubert, considéré comme le fondateur du Mont-Saint-Michel au début du VIIIe siècle et évêque présumé d’Avranches, est également connu au travers d’un crâne perforé qui lui est attribué. Cette relique et son reliquaire – récemment restauré – ont été présentés au public en 2023 lors de l’exposition La demeure de l’archange à l’abbaye du Mont-Saint-Michel, qui célébrait le millénaire de son abbatiale. Les nombreux mystères qui, encore aujourd’hui, entourent ce crâne contribuent à sa célébrité, tout comme son passé tumultueux.

Le crâne perforé de saint Aubert : une histoire mouvementée Lire l’article »

Un char Shermann de la 2e division blindée française débarquant d’un LST le 2 août 1944, sur la côte orientale du Cotentin. (© Conseil régional de Normandie / National Archives USA)

La bataille de Normandie – Des plages du débarquement au Havre

Dans notre numéro précédent, nous avons laissé les Alliés le 13 juin, avec une tête de pont, certes un peu précaire mais unifiée, depuis l’estuaire de l’Orne jusqu’aux portes de Montebourg, dans le Cotentin. Ils ont maintenant deux objectifs majeurs : prendre d’abord Cherbourg pour disposer d’un port en eaux profondes, s’emparer ensuite de la ville de Caen. Une fois ces buts atteints, ils vont encore longtemps se heurter à une résistance farouche avant de réussir, dans le courant du mois de juillet, à effectuer la percée décisive.

La bataille de Normandie – Des plages du débarquement au Havre Lire l’article »

Cimetière américain de Colleville-sur-Mer, au-dessus de la mythique plage d’Omaha Beach. Ici reposent de nombreux jeunes soldats morts sur la plage en contrebas… pour notre liberté… (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Le jour le plus long – Du côté des Alliés et des Allemands

On prête au Generalfeldmarshall Erwin Rommel d’avoir tenu à son aide de camp, le Hauptmann Hellmuth Lang, ces propos passés à la postérité : « Croyez-moi, Lang, les premières vingt-quatre heures de l’invasion seront décisives… Le sort de l’Allemagne en dépendra… Pour les Alliés, comme pour nous, ce sera le jour le plus long. » Dans les deux camps, nombreux seront ceux à ne pas voir le soleil se coucher, au soir du 6 juin 1944.

Le jour le plus long – Du côté des Alliés et des Allemands Lire l’article »

Probable exercice de débarquement à Slapton Sands (Devon), plage à la configuration voisine de celles d’Omaha et d’Utah. L’un de ces entraînements, l’opération Tiger (du 22 au 29 avril 1944), tourna au fiasco à cause de l’attaque de vedettes rapides allemandes, ce qui coûta la vie à près d’un millier d’hommes. (© National Archives and Records Administration – Conseil régional de Normandie – Mise en couleur Rodolphe Corbin – CC BY-SA 2.0)

Eisenhower contre Hitler – Le stratège et le tyran

« Un souverain peut être une cause de trouble pour l’armée de trois façons. Il entrave les opérations militaires quand il commande des manœuvres d’avance et de recul impraticables ; il trouble l’esprit des officiers quand il cherche à intervenir dans l’administration des trois armes alors qu’il en ignore tout ; il sème la défiance chez les hommes en cherchant à s’immiscer dans la distribution des responsabilités alors qu’il ne connaît rien à l’exercice du commandement. » Si le « première classe » Hitler avait lu L’Art de la guerre de Sun Tzu, le cours du Second Conflit mondial eut pu être très différent. Fort heureusement pour nous, il ignorait jusqu’à son existence…

Eisenhower contre Hitler – Le stratège et le tyran Lire l’article »