PATRIMOINE NORMAND


Ses articles publiés dans Patrimoine Normand

Aquarelle de Jean-Claude Golvin évoquant le système mis en place au-dessus de la Seine entre Igoville (à gauche) et Pont-de-l’Arche (à droite) au IXe siècle. (© Jean-Claude Golvin)

Pont-de-l’Arche et le fort d’Alizay-Igoville – Fortifications de la Seine normande

Bien connu des spécialistes de l’âge viking, le fort carolingien d’Igoville constitue un site majeur du patrimoine national français, même si sa renommée y est demeurée bien plus modeste qu’outre-Manche. Situé sur le cours de la Seine, il constitue avec Pont-de-l’Arche un système défensif associé à un pont qui barrait le cours du fleuve.

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Char Sherman devant Sword Beach. (Images Explorations / Drassm, 2018)

L’archéologie du Débarquement et de la bataille de Normandie

Depuis l’émergence de l’archéologie préventive à la fin des années 1980, les côtes et le sol de la région normande n’ont cessé de livrer des vestiges de la bataille qui s’est livrée du 6 juin à la fin du mois d’août 1944 entre les forces alliées, américaines, britanniques et canadiennes, et les troupes d’occupation du IIIe Reich. Depuis 2014, ces découvertes alimentent une nouvelle thématique de recherche liée à l’histoire matérielle et anthropologique du conflit ainsi qu’aux enjeux mémoriels qui en découlent aujourd’hui, dont la candidature des plages du débarquement à la liste pour une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.

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Le Cotentin avant les Romains – De 300 000 à 30 avant notre ère

Le Cotentin avant les Romains – De 300 000 à 30 avant notre ère

Le musée Thomas-Henry à Cherbourg-en-Cotentin met l’archéologie à l’honneur grâce à deux expositions qui se succéderont de 2022 à 2024 : ArchéoCotentin 1 et 2. La première, qui avait pour ambition de faire découvrir une large période, de la Préhistoire au début de l’Antiquité, soit 300 000 ans d’histoire tout de même, vient de s’achever en mars de cette année. Ce sont désormais les périodes les plus récentes, de l’Antiquité à la fin du Moyen Âge, qui font l’objet d’une présentation au public. Ces deux manifestations sont l’occasion de faire découvrir, dans ces quelques lignes de Patrimoine Normand, un premier bilan de cette archéologie de la Préhistoire et de la Protohistoire du Cotentin.

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Dépôts d’objets en bronze dans la Manche – Âges du Bronze et du Fer

Dépôts d’objets en bronze dans la Manche – Âges du Bronze et du Fer

Bien avant que l’archéologie ne s’impose comme discipline, la Normandie s’illustrait déjà par une découverte fondatrice : celle du tout premier dépôt de l’âge du Bronze recensé en France. Des haches enfouies au Mesnil-Hue au XVIIIe siècle jusqu’aux programmes scientifiques les plus récents menés dans la Manche, trois siècles de recherches ont peu à peu révélé la richesse d’un patrimoine protohistorique exceptionnel. Derrière ces amas de métal, c’est tout un monde disparu – celui des gestes, des croyances et des échanges de nos ancêtres – qui refait surface.

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La minière de Ri – Produire des haches en silex dans l’Orne

La minière de Ri – Produire des haches en silex dans l’Orne

La fouille réalisée sur la minière de Ri (Orne) a été l’occasion de s’interroger sur la fabrication des haches polies au Néolithique. On estime à plusieurs millions, le nombre de haches fabriquées à partir des neuf mille puits de la minière. Cela suppose une certaine rationalisation du travail de façonnage et de polissage : on peut presque parler d’une relative forme d’industrialisation.

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Le premier gigantisme funéraire du Calvados au Néolithique

Le premier gigantisme funéraire du Calvados au Néolithique

Les hommes de la préhistoire qui étaient jusque-là en phase avec ­­la nature vont peu à peu disparaître et céder la place aux hommes du Néolithique, des agriculteurs et éleveurs venus du Proche-Orient qui s’approprient et façonnent le paysage. Les conditions précises de cette mutation nous échappent encore, mais des changements radicaux dans les formes d’habitat et dans les modes d’exploitation du territoire sont les signes d’une transformation profonde des modes de vie.

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Vous avez dit Viking ? Le paradoxe des traces attribuées aux Vikings en Normandie

Vous avez dit Viking ? Le paradoxe des traces attribuées aux Vikings en Normandie

Depuis plus d’un demi-siècle, la question de la présence viking en Normandie aux IXe-Xe siècles fait l’objet de débats animés entre historiens et archéologues. Aux discussions scientifiques se mêle un fond de folklore identitaire, forgé en grande partie par les érudits du XIXe siècle, puis relayé plus ou moins savamment par les philologues et folkloristes du XXe siècle, autour de l’idée maîtresse d’une forte « colonisation » scandinave consécutive à la période des premiers raids.

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