Il était une fois… Les bains de mer en Normandie
Voici près de deux cents ans que le succès des plages normandes ne se démentit pas et qu’elles attirent à elles des générations de touristes en quête de dépaysement et de loisirs, l’espace d’un week-end ou pour des vacances. En cet été 2021 sous haute surveillance sanitaire, l’affluence sera sans doute à nouveau très conséquente. Retour sur les origines et le développement de cet « appel du grand large ».
Bain de mer à Cabourg en costumes de la Belle Époque, par l’association Cabourg 1900. (© Cabourg 1900)
S’il est courant au Moyen Âge de prendre des bains ou de profiter des bienfaits des étuves, les hommes et les femmes des XVIe et XVIIe siècles se défient en revanche de l’eau sous tous ses états. Au temps de Louis XIV, on tient pour acquis que l’élément liquide peut transmettre certaines maladies, notamment la syphilis, en pénétrant par les pores de la peau. Aussi les « hygiénistes » préconisent-ils de s’adonner à la toilette sèche, pratique consistant à se frotter vigoureusement l’épiderme avec un linge propre, éventuellement imbibé d’alcool ou d’une quelconque lotion.
On s’efforce également de porter des sous-vêtements soigneusement lavés, que l’on retire lorsqu’on les juge trop encrassés. C’est alors le signe que la saleté a quitté le corps… pour s’incruster dans la toile et qu’il convient simplement de remplacer celle-ci. Dans son Parallèle des Anciens et des Modernes en ce qui regarde les arts et les sciences, Charles Perrault assène en 1688 d’un ton docte : « Il ne tient aussi qu’à nous de faire de grands bains, mais la propreté de notre linge & l’abondance que nous en avons, qui nous dispense de la servitude insupportable de se baigner à tous moments, valent mieux que tous les bains du monde. »
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