Les civils pendant la bataille de Normandie
Longtemps, les commémorations du Débarquement se limitaient à son aspect militaire. Désormais, les historiens mettent aussi en avant la population civile pendant la bataille. Nous évoquons ici la vie des Normands face à des événements qui suscitaient souvent chez eux des réactions contradictoires.
Les civils pendant la bataille de Normandie. (© Archives nationales du Canada – Le Mémorial de Caen)
La semaine rouge
Dans la mémoire collective, le Débarquement est le plus souvent associé à la date du 6 juin et aux semaines qui ont suivi, jusqu’à la liquidation de la Poche de Falaise le 21 août 1944. On sait moins que les opérations militaires ont commencé loin des plages, dans la première capitale des ducs de Normandie.
La nuit du 18 au 19 avril, 273 Lancaster de la RAF larguent en moins d’une heure 2 000 tonnes de bombes sur la gare de Sotteville et sur Rouen. L‘effet de surprise est total : 900 habitants trouvent la mort. Pourtant, le pire reste à venir. Le 30 mai, les bombardiers sont de retour. Cette fois, la cible affichée est clairement Rouen, ou plutôt, ses ponts sur la Seine afin de bloquer les mouvements allemands qui suivront le D-Day. Pour les habitants, cela ne fait pas de différence. Dans la matinée, trois vagues meurtrières réduisent les rives du fleuve à un champ de ruines sur une bande d’un kilomètre de large. La puissance de feu est considérable, bien plus importante qu’un mois et demi plus tôt.
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