PATRIMOINE NORMAND

Restaurations à Caen

L’église Saint-Pierre, l’hôtel de Than et le château.

Tout autour de Saint-Pierre, la ville de Caen rend leur lustre à ses monuments historiques. Une œuvre ambitieuse : l’église emblématique de la cité ducale s’enrobe peu à peu de blancheur et le château en a pour vingt ans ! Cerise sur le gâteau : une initiative privée restitue à une demeure particulière son faste d’antan pour fermer le triangle des restaurations.

La tour de Saint-Pierre, emballée comme une sculpture de Christo. À droite, la nef est déjà restaurée. La bâche protège les passants de la poussière et des risques du chantier. La toile spécialement étudiée filtre le vent sans lui offrir la prise qui pourrait mettre en péril l’équilibre du clocher. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

La tour de Saint-Pierre, emballée comme une sculpture de Christo. À droite, la nef est déjà restaurée. La bâche protège les passants de la poussière et des risques du chantier. La toile spécialement étudiée filtre le vent sans lui offrir la prise qui pourrait mettre en péril l’équilibre du clocher. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 23 novembre 2025 à 17:14 Par
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Au cœur de Cathim

Emballé comme le Pont-Neuf, on jurerait une œuvre du sculpteur Christo. Il n’en est rien : dissimulé sous sa blanche bâche, le clocher de Saint-Pierre de Caen bénéficie d’une opération de restauration inscrite dans une minutieuse campagne commencée en 2007. Elle touche en ce moment au morceau de bravoure de l’église : sa pyramide, vénérable flèche de pierre dressée à l’assaut du ciel normand, au cœur du centre historique de la capitale ducale.

L’opération a commencé à rebours de la chronologie historique, sur l’abside construite dans les années 1520, probablement par l’architecte caennais Hector Sohier. Pour donner corps au projet, Louis XI avait, à l’occasion d’un pèlerinage à La Délivrande, accordé au trésorier de Saint-Pierre l’autorisation d’empiéter sur l’espace fluvial du Grand Odon1 qui baignait le chevet. Ceci explique les anneaux d’amarrage fixés à la base de ce splendide ajout de la Renaissance, où les bateaux venaient se fixer jusqu’au XIXe siècle.

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