PATRIMOINE NORMAND

Les roses en Normandie

À la belle saison, les jardins de notre région se parent d’une robe végétale multicolore, dont la rose est souvent le joyau ornemental. Certains parcs de Normandie se sont spécialisés dans sa culture et leurs propriétaires ont créé une association afin de promouvoir leur activité horticole, mais aussi d’échanger recettes, pousses et savoir-faire. Rencontre avec le prince Hany Kayali, cofondateur d’Itinéraire des Roseraies normandes.

Rose Falstaff. Roseraie parc William-Farcy, à Offranville. (© Isabelle Migaszewski) ; Le prince Hani Kayali dans sa roseraie du château de Mesnil-Geoffroy. (© Isabelle Migaszewski)

Rose Falstaff. Roseraie parc William-Farcy, à Offranville. (© Isabelle Migaszewski) ; Le prince Hani Kayali dans sa roseraie du château de Mesnil-Geoffroy. (© Isabelle Migaszewski)

Mis à jour le 8 décembre 2025 à 16:54 Par
Partager :

Le rosier est un arbuste très ancien. On le retrouve en effet à l’état fossile dès l’ère tertiaire. Comme tous les végétaux que l’on rencontre actuellement dans les jardins, le rosier horticole provient de rosiers sauvages, dits botaniques. Il en existe environ 150 espèces dans le monde, qui ont la particularité de ne pousser spontanément que dans l’hémisphère nord. On ne note en effet leur présence qu’en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique du Nord et en Asie. C’est à partir de ces rosiers botaniques que, par sélection, croisement, culture, ont été créées toutes les variétés de rosiers connues de nos jours.

Des roses et des hommes

L’odyssée commune de l’homme et de la rose est à la fois longue, complexe, souvent méconnue, et ses racines se perdent dans la nuit des temps. Deux régions du globe ont cependant largement contribué à la domestication du noble végétal : l’Extrême-Orient, plus spécialement la Chine, et le Bassin méditerranéen. Autour de la Grande Bleue, les rosiers possèdent des caractéristiques bien spécifiques : ils donnent des boutons blancs, roses ou rouges, et ne fleurissent le plus souvent qu’une seule fois dans l’année. Ils sont alors dits non remontants. Quelques espèces de Damas constituent des exceptions confirmant la règle et refleurissent en septembre. On parle alors de rosiers remontants.

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°98 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS