PATRIMOINE NORMAND

Deauville,

de Morny à la Belle Époque

La mort prématurée du duc de Morny le 10 mars 1865 plonge Deauville dans le désarroi. Le marché immobilier s’affole ; on vend à perte. La nouvelle cité balnéaire s’efforce de poursuivre l’oeuvre du fondateur, mais la chute de l’Empire va briser son élan.

Impulsées par le duc de Morny, les courses n'ont jamais cessé de constituer une activité majeure à Deauville. (© Coll. Gilbert Hamel)

Impulsées par le duc de Morny, les courses n’ont jamais cessé de constituer une activité majeure à Deauville. (© Coll. Gilbert Hamel)

Mis à jour le 18 mars 2026 à 19:21 Par
Partager :

Le 13 mars, tandis qu’à Paris se célèbrent les obsèques du père spirituel de la station, Deauville lui dédie en sa vieille église Saint-Laurent un office funèbre où se pressent plus de 1500 personnes malgré une pluie battante. Chacun sait ce qu’il doit au duc de Morny.

Son apport le plus original consiste incontestablement dans ses innovations en matière équine. Quelques mois après sa mort se constitue officiellement la Société des Courses de Deauville, « pour la continuation de l’œuvre créée avec tant de succès en 1864 par M. le duc de Morny. Cette société a pour but de fonder des courses pour chevaux français et chevaux de tous pays, sur le magnifique terrain des courses de Deauville » selon Le Pays d’Auge. Parmi les trente membres fondateurs, on relève les noms de Boittelle, Clary, Delahante, Hocquart de Turtot, Olliffe et Donon. En hommage au duc, elle crée dès l’été 1865 le Prix Morny, disputé sur 1000 mètres. Les réunions se tiennent les 6 et 7 août.

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°80 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS