PATRIMOINE NORMAND

Des meuniers et des tanneurs dans la vallée de la Laize

À la frontière entre la « campagne découverte » de Caen vouée aux cultures, et les versants boisés du Cinglais, la vallée de la Laize connaît du XIXe au milieu du XXe siècle une intense activité meunière. Celle-ci accompagne l’essor économique lié aux nouveaux besoins en huile d’éclairage et à la demande forte de cuirs tannés de qualité.

Le moulin de Jouette, à Fresney-le-Puceux,  est l’un des rares moulins de la vallée de la Laize qui se soit consacré à la mouture de la farine jusqu’en 1945 et dont les bâtiments ont été conservés et rénovés. (© Mireille Thiesse)

Le moulin de Jouette, à Fresney-le-Puceux,  est l’un des rares moulins de la vallée de la Laize qui se soit consacré à la mouture de la farine jusqu’en 1945 et dont les bâtiments ont été conservés et rénovés. (© Mireille Thiesse)

Mis à jour le 5 avril 2026 à 16:02 Par
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La rivière Laize

Née de la convergence de trois ruisseaux, la Laize prend sa source au Douit de Laize dans la commune de Saint-Germain-Langot à une altitude de 180 mètres. En creusant son lit, elle crée des reliefs abrupts très pittoresques et s’enfonce dans des gorges entourées de cascades de rochers à partir de Moulines et Saint-Germain-le-Vasson. À Urville, son cours, large d’à peine quelques mètres, se dirige vers le nord-ouest où la rivière acquiert un fort débit en amont de Bretteville-sur-Laize – autorisant jadis une intense activité meunière jusqu’à Laize-la-Ville, puis Clinchamps où elle conflue avec l’Orne.

Cependant si ses raides versants sont peu favorables aux cultures, les terres les mieux exposées sont propices aux pépinières, aux vergers et aux jardins, tandis que les prairies riveraines se spécialisent dans l’élevage de bovins ou de moutons. La forêt de Cinglais, grâce à ses peuplements de chênes qui s’étendent jusqu’à la vallée de l’Orne, est une ressource qui va favoriser, avec l’élevage, le développement de la tannerie. Néanmoins, le transport dans cette région enclavée où l’on ne traverse la rivière qu’à gué et où les chemins longeant la rivière sont peu praticables, constitue un handicap. L’activité, malgré son essor, restera surtout artisanale dans les hameaux riverains même après la construction des routes et des ponts au milieu du XIXe siècle.

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