Bayeux (4)
le quartier Saint-Sauveur, entre cours et jardins
Nous découvrons cette fois ce que nous ne pouvons voir habituellement. De la « place du château » au débouché de la rue des Ursulines, dans la rue Saint-Sauveur, devenue rue général de Dais, nous irons voir ce que cachent les grands porches.
Façades arrières des bâtiments occidentaux, donnant sur la rue, de « l’Hôtel Renaissance ». On aperçoit un logis « châtelet » enjambant le porche d’entrée qu’on aperçoit. Ce porche est surmonté de fenêtres étroites, la dernière étant une haute lucarne d’esprit médiéval typique de ce début du XVIe siècle. L’entrée est flanquée de la tour d’escalier à pans typique des manoirs bayeusains du Moyen Âge. On aperçoit, dans le fond à gauche, dépassant de la toiture de l’immeuble rebâti au XVIIIe siècle à gauche de la tour d’escalier, les parties hautes de l’hôtel de la Tour du Pin. (Photo Erik Groult © Patrimoine Normand)
La rue général de Dais, déjà découverte dans notre seconde promenade, nous avait montré de belles façades, de la Renaissance au XVIIIe siècle. Nous allons maintenant pousser trois porches pour découvrir ce qu’on ne voit jamais. Nous commencerons tout d’abord par ce côté occidental de la rue, celui qui s’appuyait au rempart. Dans notre n° 57, nous avions tout d’abord découvert l’ancien Hôtel dit du « cercle littéraire » au n° 18, datant de la première moitié du XVIIe siècle, puis l’Hôtel de la Tour du Pin (n° 14), d’époque Louis XVI. Entre les deux, une façade plus commune n’avait pas attiré l’attention. En fait, il s’agit d’un hôtel entre cour et jardin. Cet hôtel particulier, peu connu, aligne sur la rue un bâtiment de service reconstruit, ou remodelé, vers le milieu du XIXe siècle, architecture sobre et discrète. Entrons dans la cour ; face à nous se dresse une façade classique assez sobre qui semble être de la fin du XVIIIe siècle. Nous avons donc ici la disposition héritée du XVIIe siècle : bâtiment de service sur la rue avec porte-passage pour voitures et logis entre cour et jardin. Mais, ici, cette façade sur cour semble être une jeune greffe implantée sur un édifice plus ancien. Et, alors que ce premier logis, comme le bâtiment de service, est orienté nord-sud, parallèlement à la « rue Saint-Sauveur », le logis plus ancien et orienté perpendiculairement est-ouest.
D’après la pente des toits, les rampants de toitures, des vestiges de chanfreins aux fenêtres et une porte ancienne dans les combles, il remonte au début du XVIIe siècle, sinon à la fin du XVIe siècle. Le bout de cette aile arrivait jusqu’au rempart, détruit ici jusqu’au sol. Par contre, le décor intérieur a été repris au XVIIIe siècle puis au XIXe siècle. Le logis, avec ses deux ailes a donc la forme d’un « T ». Le jardin, à l’arrière, a été constitué sur l’emplacement du fossé urbain qui a été comblé.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°60 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
