Patrimoine Normand

Cherbourg à travers les vues et images anciennes

Nous délaissons le Calvados abordé dans les deux précédents numéros (Trouville et Deauville) pour traiter tout d’abord de la cité portuaire de Cherbourg qui offre elle aussi un riche contraste se reflétant à travers les vues anciennes que nous allons vous proposer.

Représentation de Cherbourg dans les années 30 avec la nouvelle plage.

Cherbourg, dans les années 1930 avec la nouvelle plage ; l’église de la Trinité et la montagne du Roule en arrière-plan. Elle apparaît ici comme une station balnéaire classique mais elle n’a jamais essayé ou pu rivaliser avec ses consœurs comme Granville, Deauville ou Trouville. D’ailleurs, la spécificité de Cherbourg sera de privilégier l’activité portuaire avec les arsenaux, les transatlantiques car la richesse de cette ville fut de bénéficier d’un environnement naturel qui, une fois aménagé, sera l’un des meilleurs au monde. (Coll. Patrimoine Normand)

Mis à jour le 29 avril 2026 à 20:11 Par
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Rappel historiq

Située à l’extrême nord de la presqu’île du Cotentin, maintenant département de la Manche, le site de Cherbourg a de tout temps joui d’un environnement exceptionnel. À l’époque gallo-romaine, un emplacement ro­main fortifié marque la première installation urbaine sur ce site. La dénomination de ce camp est « Coriallo ». Durant la période du Moyen Âge, un site castral est édifié au même endroit mais il n’est nommément cité que tardivement dans une charte de 1026. Le mouvement de concentration urbanistique que connaît l’Occident médiéval fait naître un bourg qui se trouve fortifié dans une enceinte comprenant la ville et le château au début du XIVe siècle. Mais c’est pendant la guerre de Cent Ans que la position stratégique de Cherbourg lui vaudra de connaître une suite de coups de mains et d’affrontements pour la main mise de la ville par les Anglais ou les Français.

Il faut attendre le XVIIe siècle et les travaux de Vauban pour voir réaménager la ville. Consolidant le château en 1688 puis, sur décision de Louvois, destruction de ce dernier et des remparts. Au XVIIIe siècle, Louis XVI décide de faire de Cherbourg un port militaire majeur. Une digue et trois forts (l’île Pelée, le Homet et Querqueville) sont alors érigés, ils ont pour objectif de sécuriser la rade. Après l’intermède révolutionnaire, c’est sous le premier empire que la rade et l’avant-port sont terminés et inaugurés par l’impératrice Marie-Louise en 1813.

Représentation du casino de Cherbourg sur une carte postale, au début du XXe siècle.

Le casino de Cherbourg donnant directement sur la plage au début du XXe siècle. (Coll. Patrimoine Normand)

La digue du large est, elle, terminée en 1853, ce qui fait alors de Cherbourg le port disposant de la plus grande rade artificielle du monde avec une superficie approchant les 1 500 hectares. La deuxième moitié du XIXe siècle voit la fin des aménagements du port et de la ville avec la construction des infrastructures des arsenaux et surtout la voie de chemin de fer et la gare reliant Cherbourg à Paris. Napoléon III inaugure cette ligne en personne le 4 août 1858, cette date marque le début d’un tourisme balnéaire qui n’a jamais pourtant eu le volume d’autres villes de la Normandie, Cherbourg privilégiant l’activité économique et industrielle lourde.

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