À Caen, la Colline aux Oiseaux s’inscrit dans l’histoire
Les dix-sept hectares de la Colline aux Oiseaux fleurent bon la nature. Ce n’est pas le moindre paradoxe de ce jardin municipal de Caen, totale antithèse de ce qui l’a précédé sur le site. En effet, jusqu’en 1971, les rats se partageaient les lieux avec les corneilles et les oiseaux de mer !
La roseraie – Parc de la Colline aux Oiseaux, à Caen. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Au début de l’histoire, on trouve une grande ville, avec son inévitable production d’ordures ménagères. Pour les entreposer, la municipalité se rend en 1923 acquéreur d’un terrain au nord-ouest de Caen. C’est encore la campagne. Au fil des ans, les déchets s’y entassent, et la plaine céréalière aux confins du Bessin se bosselle peu à peu de mamelons où viennent s’enrouler les pistes poussiéreuses qu’arpente la noria quotidienne des camions chargés d’immondices, au milieu des odeurs nauséabondes, des fumées inhérentes à ce genre d’endroits, des mouettes et des goélands qui y trouvent un terrain de chasse plus accessible que leur milieu maritime naturel, et des rats immanquablement attirés par la manne. Ainsi naît la colline.
De la décharge aux jardins
Après la guerre, la ville se rapproche. Le quartier du Chemin vert n’est plus qu’à un jet de pierre des deux monticules qui se sont formés sur la décharge, respectivement hauts de 25 et 35 mètres en 1970. Les surmulots osent même s’aventurer jusqu’au pied des immeubles ! La salubrité publique est en jeu : une réaction s’impose.
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