Varengeville-sur-Mer
Varengeville-sur-Mer dévoile un paysage singulier où se mêlent valleuses sauvages, bois profonds, villas discrètes et patrimoine religieux. Dominant les falaises de la côte d’Albâtre, l’église Saint-Valery, célèbre pour ses vitraux et son cimetière marin, veille sur ce village inspirant où l’histoire, l’art et la nature semblent intimement liés.
L’église Saint-Valéry de Varengeville-sur-Mer, avec son cimetière dominant la mer. (Photo Éric Bruneval © Patrimoine Normand)
À l’abri des hauts talus plantés de hêtres, entre lesquels serpentent « cavées » et rues, se cachent les maisons de Varengeville. Loin de leur église qui les patronne, il a bien fallu trouver une autre protection ! Paysage mystérieux à la verdure luxuriante qui se laisse découvrir par tronçons. Varengeville borde la mer, ses hautes falaises blanches creusées de valleuses plongeant dans une eau aux teintes de turquoise ; mais seule l’église, découverte sur son promontoire, affronte les éléments, le village se trouvant séparé du littoral par une bande forestière (Bois de Vastérival, Morville, Bois des Moutiers, Bois de l’Aunay, Bois des Saules) auxquels se mêlent les teintes rosées et violacées des rhododendrons géants. Varengeville est d’ailleurs l’une des très rares communes de la côte à posséder cette particularité.
De l’histoire de Varengeville, on connaît très peu. Quelques restes anciens signalent une occupation humaine, mais rien n’atteste d’une présence à grande échelle (une agglomération). Les traces de ce qui semble avoir été un camp d’époque gauloise (le « Câtelier », aussi nommé « Tombe du petit doigt de Gargantua »), sorte de tertre, sont en effet visibles au bord de la falaise non loin de l’église Saint-Valery. L’église elle-même est un édifice remontant à la période romane (XIe siècle), autrefois possédé par l’abbaye de Conches dans l’Eure. Varengeville abrite d’autres édifices ou parcs intéressants : le manoir d’Ango, rare témoin de la Renaissance en Normandie, le Parc des Moutiers, conçu par des architectes au début du XXe siècle, la chapelle Saint-Dominique qui possède elle aussi des vitraux de Georges Braque, la collection « Shamrock Renaissance » regroupant plus de six cents plantes appartenant au genre Hydrangea (dont les Hortensias), ainsi que de très nombreuses et magnifiques villas du début du XXe siècle, voire plus anciennes.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°32 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.