Patrimoine Normand

Les oiseaux de l’archipel des îles Chausey

Au large de Granville, l’archipel de Chausey abrite l’un des plus remarquables sites ornithologiques de France. Réserve naturelle protégée pendant la période de nidification, il accueille d’importantes colonies d’oiseaux marins ainsi qu’une biodiversité exceptionnelle qui fait de ces îles un patrimoine naturel unique en Normandie.

Les oiseaux de l’archipel des îles Chausey.

Les oiseaux de l’archipel des îles Chausey. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 28 mai 2026 à 16:10 Par
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L’archipel des îles Chausey, au large de Granville, est pour l’essentiel une propriété privée. Par accord avec les propriétaires, le GONm a créé une réserve ornithologique qui a pour but de protéger les oiseaux marins nicheurs, d’avril à juillet : par arrêté municipal, le débarquement est interdit d’avril à juillet sur la majeure partie des îlots.
En effet, la réserve de Chausey est un des principaux sites ornithologiques français et même européens ; les colonies d’oiseaux de mer étant particulièrement sensibles aux dérangements et aux débarquements, il était urgent d’agir : c’est pourquoi le GONm s’est attaché à exercer une surveillance discrète mais efficace de l’archipel en période de reproduction.

Avant de présenter plus en détail, quelques-uns des oiseaux de Chausey, il faut rapidement mentionner les autres attraits naturalistes de l’archipel : Chausey est le seul site français présentant une vaste superficie de vasières marines non saumâtres. Les îlots sont recouverts d’une végétation variée souvent arbustive avec des restes d’habitations et de carrières de granit. La Grande Île est habitée, très anciennement puisque deux chambres funéraires probablement néolithiques y sont encore visibles, que des silex taillés et des fragments de poteries y sont régulièrement découverts. D’autres restes mégalithiques sont visibles sur les îlots ou même les vasières. L’exploitation ancienne de varech pour en extraire la soude est attestée depuis le XVIIe siècle : elle a cessé au XIXe siècle. L’exploitation du granit est encore plus ancienne puisqu’elle remonte au XIe siècle et n’a cessé qu’après la Seconde Guerre mondiale.

Photo d'un Goéland marin.

Goéland marin. L’archipel satisfait pour le goéland marin au critère du seuil de 1 % des effectifs européens : c’est la principale colonie française. L’augmentation des effectifs de goéland marin a permis, naturellement et sans intervention humaine, la réduction des effectifs de goéland argenté qui ont baissé de plus d’un tiers au cours des douze dernières années. (© Le Groupe Ornithologique Normand)

La flore sous-marine est remarquable : Chausey est la station française la plus importante pour l’algue Fucus lutarius. Les herbiers à zostères sont bien développés, ils sont rares ailleurs en Normandie. Sur les îlots, l’évolution de la végétation se fait vers les fourrés d’épineux.

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