Patrimoine Normand

Haras du Pin

le « Versailles des chevaux » au pays du Merlerault

La Normandie, berceau de la plus belle conquête de l’homme, cache en son cœur le fleuron des Haras Nationaux, le Pin. Riche d’une histoire de plusieurs siècles, les visiteurs affluents nombreux pour découvrir ce superbe domaine où tradition et modernité vivent en parfaite communauté.

Le Haras du Pin.

Le Haras du Pin. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 10 juin 2026 à 10:49 Par
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Au cœur du pays de Merlerault, dans une campagne aussi belle qu’un parc, se cache « le Versailles des chevaux » selon l’expression de Jean de la Varende. Le Haras du Pin ne fût pas le premier dépôt royal mais il conserve son titre de maison-mère, parce que c’est bien le seul qui, à l’époque, représentait la volonté du roi. C’est en 1338 que l’on trouve les premières traces de ce genre d’institution. Comprenant 56 têtes, Philippe VI était le propriétaire d’un domaine établi, près de Domfront.

Sous Louis XIII, ensuite, Richelieu, souhaite développer l’élevage des chevaux « enfin d’empêcher les sorties d’or du Royaume », nécessaires pour acheter en Allemagne, au Danemark, en Espagne ou ailleurs, la remonte indispensable. Il faut attendre donc, le 17 octobre 1665, pour que soit promulgué un arrêt du Conseil d’Etat pour l’établissement des haras. Louis XVI souhaite en effet créer un lieu où l’élevage serait mission première.

L'histoire des Haras Nationaux a pris son essor avec le haras du Pin à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècle. Au centre d'une architecture élaborée en fer à cheval, le "château" domine le vaste domaine du pays de Merlerault depuis trois cent ans.

L’histoire des Haras Nationaux a pris son essor avec le haras du Pin à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècle. Au centre d’une architecture élaborée en fer à cheval, le « château » domine le vaste domaine du pays de Merlerault depuis trois cent ans. (© Fabrice Simon)

Il avait échoué, auparavant, en voulant s’établir à Meung-sur-Loire et à Saint-Léger en Yvelines. Les résultats s’étaient avérés insatisfaisants. Un mémoire de 1714 expose en effet que l’exploitation de ce dernier est ruineuse et la production équine moindre.
Un arrêt du Conseil d’Etat du 2 avril 1715 ordonne le transfert des chevaux de Saint-Léger au Pin. Devant notaire est alors signé un échange de terre entre le haras du Pin dont le propriétaire est le sieur Louis Béchameil de Nointel (inventeur de la célèbre sauce) et celles de Noyelles-sur-mer, Hermont et Coutteville, en Picardie, que le roi offre en contrepartie. Ainsi naquit donc, il y a plus de trois siècles, le haras du Pin à Exmes.

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