Patrimoine Normand

Le brame du cerf

Poussés par un besoin irrésistible, les grands cerfs parcourent des distances considérables, quittant leurs reposoirs les plus discrets pour rejoindre les hardes de biches. Depuis la fin de l’été jusqu’au début de l’automne, s’écoule la saison du brame. Ce terme désigne à la fois le cri du cerf (on dit aussi « raire ») et sa période de rut, souvent assimilée au rut lui-même. Chaque année, la vie du cerf adulte s’organise autour du rut, qui culmine lors du brame. À cette période privilégiée de son comportement, le cerf en pleine cervaison se trouve dans sa meilleure condition physique. Ses bois sont magnifiques, ayant atteint leur développement annuel maximum, et le cerf les arbore dans toute leur splendeur.

Le cerf élaphe (Cervus elaphus) en forêt de Grimbosq.

Le cerf élaphe (Cervus elaphus) en forêt de Grimbosq. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 12 juin 2026 à 09:37 Par
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Faisons connaissance avec le plus grand mammifère de nos forêts normandes

Le cerf est le plus grand mammifère peuplant nos forêts domaniales ou privées de Normandie, vivant encore à l’état sauvage. Sa taille au garrot varie de 1 m à 1,50 m, la longueur de son corps se tient entre 1,50 m à 2,50 m et son poids oscille entre 100 et 200 kg pour les vieux sujets et de 90 à 100 kg chez la biche. Mais tant de beauté et surtout tant de poids constituent déjà pour le cerf une première cause de ses malheurs, « chasseurs et braconniers » le traquent.

Le cerf Elaphe est aussi appelé Cerf Rouge en référence de son pelage, assez uniformément roux, avec des tâches sur les cuisses pendant l’été, se fonce en hiver par un poil gris, long et serré qui se mêle à une laine fine et également grise. Il subit deux mues annuelles, l’une en avril-mai, l’autre début novembre laquelle lui permettra d’avoir une toison épaisse et protectrice lors des grands froids. Il est remarquablement construit pour la course, un garrot saillant une encorlure longue, large et surtout des membres postérieurs très fins, mais dont la musculature et la longueur sont comparables à celles d’un pur-sang, cela en toute relativité.

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